Une salve de plaintes pour des irrégularités présumées lors des législatives 2016

Le PJD, le PAM, la FGD, le PPS et l'USFP, entre autres, ont constaté plusieurs « irrégularités » et comptent porter plainte.

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Vingt partis politiques n’ont pas restitué des subventions étatiques non utilisées. Crédit: Yassine Toumi/TelQuel

Cinq partis politiques comptent déposer des plaintes après avoir constaté des « irrégularités » lors des législatives 2016.

Dans un communiqué, le Parti du progrès et du socialisme (PPS) affirme qu’il y a eu le 7 octobre « des pressions sur les citoyens afin de les orienter dans leur vote dans le but de créer une bipolarité artificielle ». De même, le parti a constaté « plusieurs dérives et déplore des pratiques honteuses survenues lors de ces élections ». À ce titre, il compte porter plainte auprès des autorités compétentes.

De son côté, l’USFP dénonce, à travers son organe médiatique, Libération, « l’utilisation de l’argent sale, l’exploitation des biens publics et l’implication des agents d’autorité lors de ces élections ». Et affirme que « certains partis ont poursuivi leur campagne électorale le jour même du vote et qu’il y a eu les interventions de certains présidents des bureaux de vote ainsi que le recours à certaines pratiques illégales comme prendre les photos des bulletins de vote dans l’isoloir ». Il reproche également au ministère de l’Intérieur de « s’être précipité d’annoncer les résultats alors que les commissions de recensement n’avaient pas encore terminé leurs travaux, en organisant un point de presse vers 1 heure,  samedi 8 octobre ».

Le PJD, sorti vainqueur de ces élections en récoltant 125 sièges, dénonce aussi « des irrégularités qui ont empêché le parti de gagner trente sièges de plus », et compte saisir le Conseil constitutionnel sur les cas constatés. La Fédération de la gauche démocratique, qui a gagné deux sièges au Parlement a constaté également des « malversations », selon Omar Balafrej. Quant au PAM, il a adressé, le 8 octobre, « plus de quatre-vignt plaintes à la Commission de supervision des élections ».

 

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