Depuis ce 8 août, la Terre vit sur ses réserves

À compter du 9 août et jusqu'à la fin de l'année, l’humanité va vivre « à crédit ». La planète a épuisé, plus rapidement que les autres années, ses ressources.

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REUTERS/NASA/Handout via Reuters

La Terre est en situation de déficit écologique. Cette année, il n’aura fallu que 221 jours, soit moins de huit mois seulement, à l’humanité pour épuiser l’intégralité des ressources naturelles renouvelables que la Terre peut produire en un an.

L’organisation non gouvernementale Global Footprint Network (GFN), qui calcule chaque année cette empreinte écologique, a rapporté qu’à partir de ce lundi, la planète commencera à vivre au-dessus de ses moyens jusqu’à 31 décembre, relevant que ce phénomène survient de plus en plus tôt chaque année. L’humanité sera désormais placée dans une dette écologique. « Selon les calculs de l’ONG Global Footprint Network, l’humanité a d’ores et déjà consommé toutes les ressources dont la Terre disposait et qu’elle peut renouveler en douze mois. Elle a nommé ce jour l’« Earth overshoot day » (le jour du dépassement de la Terre), ce qui signifie que la population mondiale a besoin, pour vivre jusqu’au 31 décembre 2016, des ressources équivalant à 1,6 planète », rapporte l’Express. Pour ses calculs, Global Footprint prend notamment en compte l’empreinte carbone, les ressources consommées pour la pêche, l’élevage, les cultures, la construction et l’utilisation d’eau. « Le coût de cette surconsommation est déjà visible : pénuries d’eau, désertification, érosion des sols, chute de la productivité agricole et des stocks de poissons, déforestation, disparition des espèces », déplorent Global Footprint et WWF (World Wide Fund). Et de souligner : « vivre à crédit ne peut être que provisoire parce que la nature n’est pas un gisement dans lequel nous pouvons puiser indéfiniment ».

À quelques mois de la Conférence mondiale sur le climat (COP22) qui se tient à Marrakech en novembre, cet événement prend une résonance distincte. Les émissions de carbone, avec le gaspillage alimentaire, sont les premières responsables de ce phénomène. La biocapacité de la planète, c’est-à-dire sa capacité à produire des ressources, se trouve affectée. « En décembre dernier à Paris, près de 200 pays ont adopté un accord historique sur le climat. Leur objectif de maintenir le réchauffement climatique en deçà de 2°C par rapport aux températures de la période antérieure à la révolution industrielle ne pourra être atteint que si l’empreinte carbone est réduite à zéro d’ici 2050. Cette trajectoire va nécessairement impliquer des modifications des fonctionnements à tous les niveaux de l’économie et à travers tous les secteurs. » rapporte le GFN.

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