Seaver, la start-up franco-marocaine qui mise tout sur le cheval

Zakaria Antar, entrepreneur franco-marocain passionné de chevaux et de technologie, a mis le pied à l'étrier pour réaliser son rêve : l'écurie connectée.

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La tradition ancestrale du cheval et la passion des dernières technologies. Ce sont les deux leitmotivs de Zakaria Antar, franco-marocain co-fondateur de Seaver, une start-up spécialisée dans le développement d’équipements connectés pour chevaux.

« L’idée est née de mes deux passions, la technologie et les chevaux », nous explique Zakaria Antar, ancien cavalier semi-professionnel. Il nous raconte avec nostalgie comment il a été initié à l’équitation jusqu’à ses 18 ans par le cavalier Abdelkebir Ouaddar, qu’il appelle affectueusement Kébir. Le jeune a, depuis, poursuivi ses passions, et s’est lancé dans l’aventure de la start-up après un diplôme de HEC.

Débutée en 2015 et officiellement créée en 2016, la start-up a développé une sangle connectée qui a réuni 76 532 euros de contributions sur la plate-forme de crowdfunding Kickstarter. L’idée a notamment séduit une centaine de cavaliers en France, une centaine aux États-Unis, une cinquantaine au Royaume-Uni et en Amérique du Sud et une dizaine au Maroc.

La sangle développée par Seaver se connecte via Bluetooth au téléphone et donne aux cavaliers des statistiques détaillées sur les performances, la santé et la condition physique du cheval. Équipée de capteurs de mouvement, de fréquence cardiaque et respiratoire qui enregistrent des données sur la vitesse, le nombre de foulées, etc, elle permet d’adapter le régime alimentaire et le programme d’exercice du cheval.

À l’image d’une marque de chaussure soutenue par des athlètes, la sangle de Seaver a été testée et approuvée par des champions de l’équitation, à l’image du champion d’Europe 2013 en saut d’obstacles, Roger-Yves Bost. L’objectif de la start-up est de capitaliser sur ces soutiens qui agissent comme des prescripteurs pour cibler les amateurs.

À l’avenir, Seaver ambitionne la conception d’autres appareillages destinés aux chevaux pour se positionner en tant que leader mondial de « l’écurie connectée ». Pour cela, la start-up cherche à lever un million d’euros auprès d’investisseurs. 

Le Maroc, connu pour son engouement et sa promotion de la culture de l’équitation, est un marché potentiel pour l’entreprise, en plus d’être la terre d’origine de son co-fondateur. « Il existe au Maroc une centaine de clubs et une dizaine de selleries et le Moroccan Royal tour est en train de monter », estime Zakaria Antar, prêt à sauter tous les obstacles pour donner de l’élan à ses rêves.

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