Le Brexit vu par la presse britannique

Telquel.ma a fait un tour d'horizon de la presse britannique suite à la victoire du “Leave”, lors du référendum sur la sortie ou non du Royaume-Uni de l'Union européenne.

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Crédit: AFP
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51,9 %. C’est le score obtenu par le “Leave” (quitter) lors du référendum sur le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne, tenu le 23 juin et dont les résultats ont été annoncés dans la matinée du 24 juin. Le Brexit s’est donc imposé, provoquant la satisfaction de l’extrême droite britannique, la démission de David Cameron ainsi que des craintes quant à l’unité du Royaume-Uni. Tour d’horizon de la presse britannique.

La joie de la droite

Des divisions qui se sont également reflétées dans la presse britannique où les différents quotidiens sont partagés entre résignation et joie. Une joie que l’on peut retrouver sur la couverture du tabloïd britannique The Sun, qui utilise le jeu de mot “See EU Later” (À plus tard, l’UE)  dans sa couverture. Sur son site, le tabloïd fait aussi la part belle à Nigel Farage, leader du UK Independence Party (UKIP, parti populiste de droite, eurosceptique), dont le discours victorieux est mentionné avant la démission du premier ministre, David Cameron. Pour le chef du UKIP, la victoire du “Leave” est celle « des personnes véritables, des personnes ordinaires, des personnes décentes ». Farage espère que ce résultat marquera une « première étape pour une Europe où les nations souveraines pourront échanger, être voisines et amies mais sans drapeaux, hymnes, ou des présidents non-élus inutiles ».

La joie n’est également pas contenue dans les colonnes du quotidien conservateur, le Daily Mail qui titre en une de son quotidien “We’re Out !” (Nous sommes sortis !) avec en photo de couverture un Nigel Farage jubilant. Pour le deuxième quotidien le plus vendu au Royaume-Uni la victoire du “Leave” met un terme à une période 43 ans durant laquelle le Royaume-Uni était menotté par l’Union européenne.

Royaume désuni

Pour le Daily Mirror, la victoire du “Leave” risque de mener à un Royaume désuni puisque l’Ecosse ainsi que l’Irlande du nord, qui ont largement voté en faveur du “Remain”, pourraient réclamer un référendum pour obtenir leur indépendance et ainsi rejoindre l’Union européenne. Sur le site Web du même quotidien, la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon annonce même que les préparations en vue d’un second référendum pour l’indépendance de l’Ecosse ont déjà débuté.

En Irlande, le Sinn Féin (bras politique de l’IRA) a, quant à lui, appelé à la mise en place d’un référendum  pour l’unification de l’Irlande après que l’Irlande du nord eut été « forcée » à quitter l’Union européenne selon le Daily Mail.

L’après David Cameron

Outre le départ de l’Union européenne, la principale conséquence de la victoire du Leave est la démission du premier ministre David Cameron. « Ce n’est pas une décision prise à la légère. Mais je crois que dans l’intérêt national […] d’avoir un nouveau leadership » a déclaré le leader du parti conservateur selon le quotidien The Times.

Le parti conservateur aura donc un nouveau leader à l’issue de son congrès prévu pour le mois d’Octobre. Pour le Telegraph, cotes des bookmakers à l’appui, le favori à la succession de Cameron n’est autre que l’ancien maire de Londres, Boris Johnson. Johnson, qui a milité en faveur du “Leave” est suivi par le Chancelier de l’échiquier (ministre des finances britannique) George Osbourne, et de la secrétaire d’État à l’Intérieur, Theresa May.

Impact économique

Le gouverneur de Banque d’Angleterre Mark Carney a, quelques heures après l’annonce des résultats du référendum, assuré que son institution disposait d’un budget de 250 millions de livres sterling, à en croire le quotidien Express qui rapporte également que la place boursière britannique le FTSE 100 a chuté de 9 % suite à la victoire du Leave. À l’heure de l’écriture de ces lignes, cette chute a été maîtrisée et le cours du FTSE 100 a enregistré une baisse de 4,47 %.

 

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