Ecologie et culture : Bienvenue au Djebli club

Présenté au cours de la première journée marocaine pour le tourisme responsable, le Djebli club concilie tourisme écologique et accès à la culture. Son fondateur présente son projet sur Telquel.ma.

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Les bénévoles du Djebli club s'activent sur le chantier. Crédit : Djebli club

Présenté au cours de la première journée marocaine pour le tourisme responsable, le Djebli club concilie tourisme écologique et accès à la culture. Son fondateur présente son projet sur Telquel.ma.

« Pour moi, le changement au Maroc passera par la culture », annonce Allae Hammioui, le fondateur du Djebli club. Entre l’auberge, la résidence artistique et l’écogîte, le « club », propriété de 1500m² située à Mokrisset, à 45 kilomètres au sud de Chefchaouen, ne choisit pas. Sa vocation ? Amener la culture aux populations les plus isolées du royaume. « En échange de quelques heures par jour d’ateliers ou de formations culturelles dispensées aux habitants de la région, il sera possible de séjourner gratuitement au Djebli club », explique le fondateur. Pour les autres, il faudra payer. Un subtil équilibre qui devrait permettre au projet de vivoter. « Je veux juste faire vivre le club, je ne cherche pas à gagner de l’argent. » La permaculture, mode de culture agricole qui imite et respecte la nature, pour nourrir les troupes ; une boutique de produits du terroir sur place et des événements culturels payants dans les grandes villes pour remplir les caisses.

Un projet participatif et écologique

En chantier depuis six mois, le club devrait ouvrir ses portes en juin 2016. Comme le financement – Allae a réuni 15 000 dirhams pour son projet sur le site de crowdfunding Smala&co -, la construction est participative. Soixante bénévoles – Marocains, mais aussi de France, de Pologne, des États-Unis ou du Canada – se sont déjà relayés pour fabriquer les briques anciennes, « à base de terre, de bois et de paille ». Le Djebli club se veut respectueux de l’environnement et prévoit de lancer un appel à sponsors pour équiper les lieux de panneaux solaires. « 50% des travaux sont faits, on se lance maintenant sur la toiture et les finitions », précise Allae Hammioui. Tout autour, une région « encore vierge et sans hôtels » sur laquelle l’homme de 33 ans mise beaucoup pour attirer les artistes du monde entier. A même d’inspirer les locaux et, pourquoi pas, de « découvrir des Mozarts », espère l’entrepreneur social.

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