Rebbah: Le TGV couvrira à terme Agadir et Oujda

Le TGV va aller jusqu’à Agadir au Sud et Oujda à l’Est, c’est ce que nous assure Aziz Rebbah, ministre de l’Équipement et du Transport.

Par

Photo d'illustration. Crédit : DR

La ligne à grande vitesse, initialement prévue entre Tanger et Casablanca, devrait être davantage étendue, confirme à Telquel.ma Aziz Rebbah, le ministre de l’Equipement et du Transport. A terme, elle devrait s’étendre de Tanger à Agadir, en passant par Marrakech et Essaouira. Le futur TGV devrait aussi partir de Rabat pour arriver jusqu’à Oujda, en passant par Meknès et Taza.

Le ministère est en train de préparer le terrain, en menant des opérations d’expropriation. C’est  le quotidien L’Économiste qui avait révélé en premier l’expropriation de terrains entre Marrakech et Essaouira, pour préparer la route aux futures lignes.

«Il ne s’agit pas seulement de ce couloir, au ministère on est en train d’exproprier tous les couloirs qui vont servir au passage du TGV dans les prochaines années (…) la décision d’expropriation des terres est prise de manière anticipative» nous explique encore Rebbah. Cette démarche s’explique par la volonté d’éviter les « blocages au niveau du foncier» comme cela avait été le cas pour le couloir Tanger-Casablanca.

Le schéma directeur du TGV prévoyait déjà toutes ces destinations (voir carte), mais n’était encore qu’au stade d’études.  Le but est que le prochain gouvernement, qui aura à charge la concrétisation des futures lignes de TGV,  « ne se heurte pas aux mêmes problèmes » qu’avait rencontré l’actuel exécutif, assure encore Rebbah. En revanche, aucun échéancier n’a été annoncé pour ces nouvelles lignes.  La première ligne de TGV,  Tanger- Kénitra, et qui avait accusé plusieurs retards, est quant à elle toujours annoncée pour 2018.

Lire aussi : Un deuxième TGV attendu à Tanger le 7 septembre

carte_gc

Le Maroc pourra-t-il aller jusqu’au bout et mettre en place ces nouvelles lignes? Pour Omar Balafrej, à la tête du collectif « stop-TGV », le gouvernement communique sur cette nouvelle ligne pour « faire oublier le retard accusé dans la livraison de la ligne Tanger-Kénitra, qui est passé de 2016 à 2017 à maintenant 2018 ». S’il reconnait que c’est une bonne chose d’anticiper sur l’expropriation des terres pour des projets futurs, Balafrej s’interroge sur la source de financement de ces futures lignes.

article suivant

Aradei Capital, première introduction en Bourse de l’ère Covid