L’Etat aurait promis de préserver les emplois de la Samir

Les employés de la raffinerie de Mohammedia s’inquiètent pour leur avenir et demandent à être à la table des négociations de sortie de crise.

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Raffinerie de la Samir à Mohammedia. Crédit : Yassine Toumi.

La Samir emploie entre 1 200 et 1 500 personnes, sans parler des emplois indirects dus à la sous-traitance. Autant de personnes qui craignent pour leur avenir en ce moment, du fait de la mauvaise situation financière de l’entreprise et de l’arrêt temporaire de certaines unités de production. Pour le moment, personne n’a été mis au chômage technique mais « nous sommes en alerte », nous raconte Latifa Benouakrim, cadre de la Confédération démocratique du travail (CDT).

Son syndicat reconnaît que l’Etat n’a pas tardé à prendre ses responsabilités. « Nous avons alerté l’Etat du fait que la Samir allait faire faillite le 4 août. Ensuite, tout est allé très vite et il a pris ses responsabilité », estime la syndicaliste. Elle nous confie que ce serait le ministère de l’Intérieur qui aurait pris le dossier en charge. Etat comme entreprise ont très vite pris contact avec les représentants du personnel : « Le gouverneur de Mohammedia a contacté tous les partenaires sociaux et leur a dit que l’Etat allait garantir les emplois et les acquis », nous raconte Latifa Benouakrim, qui nous précise que l’entreprise aussi a promis qu’aucun poste ne sera sacrifié.

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Alors maintenant, la CDT (contactés par Telquel.ma, les autres syndicats sont restés injoignables) suit de près les négociations menées entre les dirigeants de l’entreprise, qui a promis d’augmenter son capital, et l’Etat. Plus, la CDT revendique le droit d’être acteur de ces tractations. Et lorsque la crise sera passée, elle espère bien être davantage consultée et prise en compte dans le mode de gouvernance.

Pour la CDT, la Samir en particulier et le secteur de l’énergie en général doivent particulièrement être soutenus par l’Etat. Le syndicat met en avant les nombreux emplois qualifiés de la raffinerie et que l’énergie « est un secteur d’avenir pour l’économie, le grand pilier de l’industrie ». Le syndicat propose ainsi la création d’une agence spécifique pour réguler ce secteur.

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