Prise de position forte de la part de la chambre nationale des producteurs de films. Le bureau exécutif de cet organisme professionnel s’est fendu d’un communiqué qui taille en pièces le décision du ministre de la communication. L’organisme professionnel «s’étonne de la curieuse précipitation dans la prise de décision illégale contre le film Much loved».
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« Illégale » car la chambre explique qu’une prise de « décision pareille relève d’une commission spéciale composée de représentants de l’administration et d’autres d’organismes professionnels […] Et non pas d’une équipe du CCM qui a vu le film dans un festival ». Le bureau exécutif de la chambre qualifie également la décision de « non démocratique » parce qu’elle « contrevient à liberté d’expression garantie par la constitution ».
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Cette censure est décrite également comme « immorale » par l’organisme. Pour lui, cette décision «balaye d’un revers de main la politique de démocratie participative ouverte» qui « remet en cause l’indépendance juridique administrative et financière du CCM, normalement garantie par la loi, qui devient ainsi un département du ministère de la communication».
La chambre appelle l’ensemble des acteurs gouvernementaux et on gouvernementaux à condamner cette décision. Il appelle finalement les professionnels à se mobiliser contre cette décision « irresponsable immature qui sème la terreur dans les milieux cinématographiques ».
Ce ministre ferait bien de relire la constitution MAROCAINE diallo… ou dialna… ou dial Si Nabil Ayouche :
car IL enfreint tout simplement l’article 25 de la Constitution, qui énonce que :
« sont garanties les libertés de pensée, d’opinion et d’expression sous
toutes ses formes. Sont garanties les libertés de création, de
publication et d’exposition en matière littéraire et artistique et de
recherche scientifique et technique »