Karim Zaz condamné à 5 ans de prison ferme

Le juge du tribunal correctionnel de Casablanca vient de condamner ce 13 avril l’ex-DG de Wana Karim Zaz à cinq ans de prison ferme.

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Karim Zaz, ancien PDG de Wana corp
Karim Zaz, ancien PDG de Wana corp. Crédit : DR

Le verdict est tombé dans l’affaire du détournement de trafic international (DTI). L’ancien directeur général de l’opérateur téléphonique Wana vient d’être condamné à cinq ans de prison ferme par la Chambre correctionnelle près le Tribunal de première instance d’Aïn Sbaa, à Casablanca.  Karim Zaz a été également condamné à verser 40 000 dirhams à l’Office des changes ainsi que 24 000 dirhams au tribunal. Sa défense compte faire appel de la décision.

Les 11 autres détenus sont également condamnés à des peines allant de 2 à 5 ans de prison ferme. La société Contact client, dirigée par Karim Zaz devra également verser 50 millions de dirhams à l’administration des douanes.

A noter que Karim Zaz a quitté son poste de PDG de Wana Corporate en 2009. Il a été interpellé le 3 mars 2014 avec 11 autres personnes, accusées de complicité avec lui. Ils étaient notamment poursuivis pour  « constitution de bande criminelle, détournement d’appels internationaux et faux et usage de faux.» Les accusés, qui avaient plaidé « non coupable», avaient été placés en détention préventive en mars 2014. Ils avaient été arrêtés au terme d’une enquête déclenchée en juin 2012 par une plainte de l’opérateur Wana contre de présumés détournements de communications téléphoniques internationales impliquant des sociétés marocaines et étrangères.

Et le 4 mars dernier, lors de l’audience dédiée aux plaidoiries de la partie civile, les avocats ont demandé près de 600 millions de dirhams de dommages et intérêts : 122 millions de dirhams pour Méditel, 160 millions de dirhams pour Maroc Telecom et 304 millions de dirhams pour Wana. L’État a également demandé une somme de 2 millions de dirhams collectivement à l’ensemble des accusés.

A ce sujet, le tribunal a diligenté une expertise judiciaire pour « pour évaluer les dommages et intérêts » à verser aux parties civiles, dont les trois opérateurs téléphoniques, les douanes, l’Office des changes et l’Agence nationale de réglementation de télécoms (ANRT). L’expertise doit être présentée d’ici le 1er juillet.

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