Menaces de mort: un des suspects devant le bureau antiterroriste

L'une des personnes qui appelait au meurtre de la journaliste Zineb El Rhazoui et de Jaouad Benaïssi, et qui revendiquait appartenir à Daech, a été arrêtée ce jeudi 26 février.

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L’une des personnes qui appelait au meurtre de la journaliste Zineb El Rhazoui et de Jaouad Benaïssi, et qui revendiquait appartenir à Daech, a été arrêtée ce jeudi 26 février.

« Un des ‘jihadistes’ qui nous menaçait de mort sur Twitter a été arrêté. Il est interrogé par le brigade antiterroriste de la BNPJ », apprend à Telquel.ma Jaouad Benaïssi, écrivain, chroniqueur et époux de la journaliste Zineb El Rhazoui ce jeudi 26 février. Jaouad Benaïssi avait porté plainte le 18 février dernier au commissariat de Bourgogne à Casablanca. C’était la deuxième plainte de ce type qu’il déposait : il s’était déjà rendu dans le même commissariat en janvier.

Ce sont les déclarations médiatiques de Zineb El Rhazoui, réagissant à l’attaque qui a endeuillé le 7 janvier la rédaction de l’hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo, dont elle fait partie, qui ont déclenché la publication de menaces de mort sur les réseaux sociaux, et notamment sur Twitter. Son mari, mais aussi la députée Khadija Rouissi et une militante des droits de l’Homme qui ont exprimé leur soutien à la rédaction de Charlie Hebdo, ont également été visés.

Cependant, malgré la première plainte de Jaouad Benaïssi, les menaces ne se sont pas arrêtées. Au contraire. Depuis le début du mois de février, plusieurs dizaines d’appels au meurtre ont été relayés sur Twitter, via un hashtag qui cible Zineb El Rhazoui et son époux. Les instigateurs de ces appels au meurtre n’étant autres que des comptes, pour la plupart anonymes, qui se revendiquent de Daech. Et ce qui a poussé Jaouad Benaïssi à déposer plainte une seconde fois, c’est que certains de ces messages indiquaient « son lieu de travail, via des cartes Google Maps, ses déplacements et ceux de sa femme ». Cette dernière, excédée, s’était adressée directement à Abdellatif Hammouchi dans une lettre publiée sur son compte Facebook. La journaliste reprochant au responsable des services de renseignements au Maroc, l’immobilisme de ses services concernant sa protection ainsi que celle de son mari.

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