Quand Hammouchi s’inquiète pour un agent de la DGED

Après qu’un espion marocain en Afrique du Sud a été séquestré et battu par des voleurs de voiture en 2012, Abdellatif Hammouchi a convoqué l’officier de liaison sud-africain en poste au Maroc.

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Abdellatif Hammouchi, le chef de la DGST
Abdellatif Hammouchi, le chef de la DGSN et de la DGST. Crédit : DR

Dans le cadre des Spy Cables, ces fuites de câbles des services secrets, notamment sud-africains révélés par Al Jazeera le 23 février, on découvre des anecdotes sur les services de renseignement du monde entier. A l’image de la convocation le 11 décembre 2012 d’« HoS », officier de liaison des services de renseignement sud-africains (SSA) au Maroc, par la Direction générale des études et de la documentation (DGED).

Mais en plus de responsables de la DGED, Abdellatif Hammouchi, directeur de la Direction générale de surveillance du territoire (DGST), était également présent, accompagné du chef de la sécurité intérieure de la DGST. L’objet de cette attention particulière ? Le car jacking (vol de voiture avec menaces ou violences) dont avait été victime l’agent de la DGED à Pretoria (présenté dans le document comme l’officier de liaison de la DGED en Afrique du Sud).

Les Marocains, « un peu paranoïaques »

L’agent marocain avait été « kidnappé et battu pendant cinq heures » avant d’être relâché au milieu de nulle part. Et  Abdellatif Hammouchi voulait savoir s’« il pouvait y avoir une explication politique à cet incident ».

Ce à quoi HoS a répondu en indiquant qu’il était « choqué et attristé par l’événement » en précisant que ce genre d’incidents « est malheureusement devenu très commun en Afrique du Sud ». A l’issue de l’entretien, Abdellatif Hammouchi a assuré à l’agent sud-africain qu’un briefing serait effectué avec l’agent de liaison marocain.

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Les services de renseignements sud-africains ont rajouté en commentaire sur leur note interne que « les Marocains ont tendance à être un peu paranoïaques, à cause de la situation du Sahara ». Pour rappel, en septembre 2004, l’Afrique du Sud a reconnu l’existence de l’État autoproclamé de la RASD.

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