Le palmarès du FIFM crée la surprise

Le jury du Festival international du film de Marrakech a attribué l'Etoile d'or au film russe Corrections class, du jeune réalisateur Ivan Tverdovsky.

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Le jury du festival de Marrakech
Le jury de la 14e édition du FIFM en compagnie des gagnants. Crédit : DR

Le jury de la 14e édition du Festival international du film de Marrakech, présidé par l’actrice française Isabelle Huppert, a décerné l’Étoile d’or à Corrections class de Ivan Tverdovsky. Ce film russe, qui traite de l’insertion des personnes handicapées en milieu scolaire, raconte l’histoire d’une jeune adolescente handicapée brillante qui passe d’une classe adaptée aux élèves atteints de troubles physiques et mentaux à une classe dite « normale » et qui développe une relation avec un de ses camarades.

Le film suisse Chrieg, de Simon Jaquemet, a quant à lui reçu le prix du jury et celui de la meilleure interprétation masculine pour l’acteur Benjamin Lutzke. C’est l’histoire de Matteo, envoyé à 15 ans dans une ferme en pleine montagne où l’attendent quatre mois de « travaux forcés »…

Quant à Labour of love, du cinéaste indien Aditya Vikram Sengupta, il a reçu le prix de la mise en scène. Un film salué par la critique, qui dépeint le quotidien d’un couple, rythmé uniquement par le travail et les tâches domestiques. Ce couple amoureux n’a que quelques minutes par jour pour vivre son amour.

Enfin, le prix de l’interprétation féminine a été attribué à Clothilde Hesme pour son rôle dans le film français d’Alix Delaporte, Le dernier coup de marteau, qui met en scène un garçon de 13 ans, Victor, à l’heure où il doit prendre son destin en main. Mais comment quitter sa mère (Clotilde Hesme), alors qu’elle souffre d’un cancer ?

Des films acclamés par la critique rentrent bredouille

Un palmarès qui a créé la surprise, car les films « donnés gagnants » par les professionnels qui assistaient aux projections n’ont pas été primés. Notamment Nabat de l’Azerbaïdjanais Elchin Musaoglu, qui dépeint le dur quotidien d’une vieille femme qui vit dans un lieu déserté par les hommes, mais aussi Red Rose de l’Iranienne Sepideh Farsi, qui revient − avec un regard original − sur la « révolution verte » iranienne de 2009. Des films qui ont eu droit à des standing ovations de plusieurs minutes et qui ont marqué les esprits.

L’orchestre des aveugles, du Marocain Mohamed Mouftakir, n’a lui non plus récolté aucun prix, alors que la performance d’acteur de l’enfant, Ilyas El Jihani (Mimou), n’avait pas laissé de marbre les spectateurs lors de la projection.

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