L’étrange omission de la position américaine sur le Sahara par la MAP

Dans une dépêche, la MAP évoque l’entretien entre Joe Biden et Mohammed VI. Elle omet de dire que les États-Unis ont réitéré leur soutien à Christopher Ross.

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L'ancien vice-président et actuel candidat à la présidentielle américaine Joe Biden et le roi Mohammed VI au palais royal de Fès, le 19 novembre 2014. Crédit: Fadel Senna / AFP

La différence entre la dépêche de la MAP et le communiqué de la Maison blanche est ahurissante. Pourtant, les deux traitent du même événement : la rencontre entre le roi et le vice-président américain Joe Biden. Dans sa dépêche, la MAP évoque des entretiens qui « ont porté sur le renforcement du partenariat stratégique qui lie les deux pays et qui puise sa force dans ses fondements historiques… ». Le texte continue par : « Les entretiens ont également porté sur les derniers développements de la question du Sahara marocain », sans préciser la teneur de ces discussions.

A l’inverse, le communiqué de la Maison blanche donne plus de précisions. « Concernant le Sahara occidental, le vice-président a réaffirmé le texte de novembre 2013 de déclaration commune entre les États-Unis et le Maroc. »

Or, ce fameux texte de 2013 évoqué stipule que les États-Unis reconnaissent le sérieux du plan d’autonomie du Maroc mais il y est aussi précisé que « Nous [les États-Unis, ndlr] continuons à soutenir les négociations menées par les Nations unies, y compris le travail de l’envoyé du secrétaire général des Nations unies l’ambassadeur Christopher Ross, et poussons les parties à trouver une solution ». Un soutien à Christopher Ross bien loin de la position des autorités marocaines, qui ont dénoncé à plusieurs reprises la partialité de l’envoyé spécial. Une divergence que la MAP a choisi d’omettre.

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