Abou Naïm accuse à nouveau Driss Lachgar d'«apostasie»

Le cheikh Abou Naïm récidive. Il accuse de nouveau le chef de l'USFP Driss Lachgar d'apostasie.

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Abou Naïm. Crédit: Capture Youtube

Driss Lachgar est dans la ligne de mire d’Abou Naïm. Dans une vidéo postée sur YouTube, le 22 juillet, celui-ci a déclaré une nouvelle fois la guerre au premier secrétaire de l’USFP. Il explique comment à son sens Lachgar est un « apostat » qu’il convient de châtier.

Le prédicateur ressort le même reproche, qui lui avait valu de la prison avec sursis, accusant Lachgar d’aller à l’encontre de la charia. Le leader USFPiste avait appelé à la révision de la loi sur l’héritage qui accorde pour le moment deux fois plus à l’homme qu’à la femme. Driss Lachgar a appelé à instauration de l’égalité :

Ce qu’a dit Driss Lachgar relève de l’apostasie et son combat pour faire instaurer cette révision l’est tout autant. C’est pour cela que je déplore que la sentence réservée aux mécréants ne soit pas appliquée dans notre pays.

Une allusion à peine voilée à la peine capitale, qui est prévue pour crime d’apostasie.

« C’est Benkirane qui est derrière Abou Naïm »

Lors d’une conférence de presse organisée ce vendredi 25 juillet au sein du parlement, Driss Lachgar a estimé que les déclarations d’Abou Naïm n’étaient que « le prolongement du chantage exercée par Benkirane à l’encontre de ses adversaires politiques ».

Lachgar a tenu à rappeler également que « Benkirane a voulu m’affronter par le biais d’Abou Naïm au lieu de m’affronter avec des arguments politiques solides au sujet de son bilan à mi-mandat ». De même, il affirmé qu’il n’allait pas porter plainte contre ce prédicateur dans la mesure où « c’est à l’Etat et au gouvernement de protéger les citoyens dans la mesure où ils disposent de tous les moyens pour sanctionner Abou Naïm ». Le gouvernement n’a pas pour part commenté ni la sortie d’Abou Naïm ni celle de Driss Lachgar.

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