Le PJD s'attaque au « sexe » à la télévision

Mustapha El Khalfi n'y est pas allé de main morte en accusant les chaînes de télévision de vouloir transformer le Maroc en une « maison close au Mexique ».

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Mustapha El Khalfi
Mustapha El Khalfi, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement. Crédit : AFP

La passe d’arme entre les pjdistes et les responsables des médias publics ne fait, semble-t-il, que commencer. Cette fois-ci le PJD attaque sur le terrain du « sexe », où en tout cas de références à la sexualité, que le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement ne voit pas d’un bon œil :

« Ils veulent transformer le Maroc en une maison close au Mexique ! »

La petite phrase de Mustapha El Khalfi n’est pas passée inaperçue, lors des questions orales mardi 3 juin au Parlement. Le ministre répondait aux critiques des parlementaires de l’opposition qui accusent le PJD de vouloir des médias à l’image de ceux de l’« Afghanistan ou du Soudan ».

130 productions passées en revue

El Khalfi botte en touche, affirmant que le Maroc est « un pays ouvert ». En revanche, le ministre insiste sur les « disposition de la Constitution » que les médias publics transgressent selon lui.

« J’ai vu un film marocain dans lequel un couple se met d’accord pour que le mari continu à avoir des relations intimes avec l’employé de maison. Vous acceptez que cela passe sur nos télévisions ? »

El Khalfi explique que deux commissions au sein de son ministère ont passé en revue plus de 130 productions internes des chaînes tout le long du mois d’avril et qu’il en a « tiré des leçons ». « Que peut faire un ministre contre cela? Les médias sont indépendants, nous avons respecté la Constitution et saisi la Haca (Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle, ndlr) », assure-t-il.

2M, une chaîne d’« opposition »

Lors de cette même séance, le chef du groupe parlementaire du PJD, Abdellah Bouanou, en a remis une couche en accusant sans la nommer la chaîne 2M de faire de « l’opposition ». « Si vous voulez faire de l’opposition, faîtes-le dans les partis et non dans les médias », lance-t-il, annonçant que le PJD va prendre des « mesures législatives » contre cela.