Anouzla condamné à un mois de prison avec sursis

Le directeur de publication du site arabophone Lakome a été condamné à un mois de prison avec sursis et une amende de 5 000 dirhams suite à une plainte déposée par le ministère de l’Intérieur contre le journaliste pour « diffamation et propos mensongers ».

La cour d’appel de Rabat a condamné, ce jeudi 29 mars, Ali Anouzla à un mois de prison avec sursis et une amende de 5 000 dirhams. Ce jugement fait suite à une plainte du ministère de l’Intérieur pour « diffamation et propos mensongers ». Contacté par Telquel, le journaliste nous a confirmé « que ce jugement a été prononcé sans que lui ni son avocat ne soient convoqués ».

L’affaire remonte à avril 2013. Le rapport de l’ONU recommandait l’extension du mandat de la Minurso aux questions des droits de l’Homme au Sahara et à Tindouf. Une recommandation qui avait provoqué un tollé au Maroc. Suite à cette affaire, le journaliste Ali Anouzla avait écrit un édito « Pourquoi cette peur de la Minurso ? » dans lequel il affirmait que si le Maroc n’avait rien à se reprocher, il ne devrait pas s’inquiéter de cette recommandation de l’ONU.

Ali Anouzla ne changera pas de ligne éditoriale

Cette tribune a valu à Ali Anouzla des critiques de plusieurs parlementaires, et des attaques dans la presse. Suite à cela, le journaliste avait accusé le ministère de l’intérieur d’avoir organisé « une campagne calomnieuse à l’encontre de sa personne ». Des accusations qui n’ont pas plu au ministère qui a porté plainte contre Anouzla.

Cette plainte a été rejetée par le tribunal de première instance. C’est alors que le bureau du procureur général a décidé de faire appel le 12 mars 2014.

Cette condamnation ne surprend pas le directeur de publication de Lakome. Qui précise que « ces pressions ne vont pas l’empêcher de continuer dans la même ligne éditoriale de Lakome ». En compagnie de son avocat, Anouzla a décidé de contester cette décision de la cour d’appel et va porter l’affaire devant la cour de cassation. 

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