Maroc

Le français enseigné dès la première année de scolarité à la rentrée

Mohamed Hassad, ministre de l'Education nationale. Photo : DR
Le français enseigné dès la première année de scolarité à la rentrée
juin 16
16:23 2017
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Le ministre de l'Éducation Mohamed Hassad a récemment confirmé cet objectif prévu de longue de date.

La langue de Molière dès le plus jeune âge. Lors d'une rencontre organisée par les anciens de HEC Paris jeudi 15 juin, Mohammed Hassad a confirmé une nouvelle fois que la langue française serait enseignée dès la première année de scolarité dans l'enseignement public. Ce changement serait effectif dès la rentrée prochaine.

Lire aussi : Mohamed Hassad promet de remplacer rapidement 12.000 professeurs retraités

Pour l'heure, difficile de connaître les contours de cette réforme. "La décision a été actée par le ministre, mais le projet est en cours de finalisation", indique une source à l'Éducation nationale. Cours supplémentaires, recrutement de professeurs de français, concentration sur certaines zones géographiques... les attentes sont nombreuses autour de ce futur chantier qui intervient à un moment critique. "Le niveau des élèves en français est vraiment préoccupant. La maîtrise des langues étrangères est pourtant incontournable pour s'ouvrir au monde", déplore Allal Belarbi, secrétaire général du Syndicat national de l’enseignement, affilié à la CDT.

Tourner définitivement la page de l'arabisation?

Ardemment défendu par le ministre de l'Éducation, l'apprentissage des langues étrangères se comprend comme une valeur ajoutée sur le marché de l'emploi, selon le gouvernement. Une politique défendue par le Conseil supérieur de l'éducation de la formation et de la recherche scientifique dans sa Vision stratégique de la réforme 2015-2030, qui encourageait déjà l'apprentissage du français dès la première année de scolarisation.

Début 2016, le gouvernement Benkirane avait entamé ce processus de francisation au terme d'une bataille entre le ministre de l'Éducation de l'époque, Rachid Belmokhtar et le chef du gouvernement. Ainsi était scellé le cercueil de la politique d'arabisation soutenue par Hassan II dans les années 1980. Aujourd'hui, cette réforme s'effectue dans un cadre plus apaisé.

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