Maroc

Nasser Bourita "confiant" sur l'adhésion du Maroc à la Cédéao dès ce mois

Nasser Bourita "confiant" sur l'adhésion du Maroc à la Cédéao dès ce mois
mai 03
10:43 2017
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Lors d’un entretien accordé à RFI, le ministre des Affaires étrangères a déclaré que la candidature marocaine à l'organisation régionale ouest-africaine ne s'était heurtée à aucune réticence.

"Nous sommes confiants", a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, en évoquant l'évolution de la candidature marocaine à la Cédéao, qui devrait aboutir le "mois prochain". Il s'exprimait lors d’une interview accordée à RFI le 2 mai.

Pas de réticence

Interrogé sur la supposée réticence de certains pays quant à la candidature marocaine, le diplomate a répondu: "Nous n’avons pas eu de pays réticents. Bien au contraire. Beaucoup de pays se sont exprimés soit oralement soit par écrit". Nasser Bourita a ensuite rappelé les liens entre le Maroc et l’Afrique de l’Ouest en revenant sur la participation du royaume aux opérations de maintien de la paix, ainsi que le poids économique du Maroc dans la région.

Lire aussi: Pourquoi le Maroc veut (enfin) devenir membre de la Cédéao

Pour rappel, le prochain sommet des chefs d’État de la Cédéao devrait se tenir au cours de ce mois au Liberia, mais la date n’a pas encore été précisée. Interrogé par Telquel.ma, sur l’aboutissement de la candidature marocaine au sein de la communauté économique, le président de la commission de la Cédéao, Marcel De Souza avait déclaré: "Au vu de nos textes, le Maroc ne peut pas être membre de la Cédéao, mais c’est aux chefs d’État de décider".

Cohabitation Maroc-RASD

Le ministre a également été interrogé sur la "cohabitation" du Maroc et de la RASD au sein de l’Union africaine. Nasser Bourita a déclaré que "le problème de cette entité [la RASD, NDLR]" est avec "les deux tiers des pays africains qui ne la reconnaissent pas". Lors du sommet de l’UA tenu au mois de juillet 2016 à Kigali, 28 pays africains avaient demandé la suspension des activités des séparatistes au sein de l’organisation panafricaine.

Selon le ministre des Affaires étrangères, la présence de la RASD au sein de l’UA est une "situation anormale" et représente un "problème de légalité internationale". Pour étayer son propos, le ministre a déclaré que la participation la RASD aux réunions sectorielles de l’Union africaine est discutable, car celle-ci "ne présente pas les attributs d’un État". Nasser Bourita a notamment remis en question la participation des séparatistes à une réunion des ministres des Finances africains en soulignant le fait que la RASD ne possédait même pas de monnaie. Le ton est donné, avant le prochain sommet de l'UA, prévu a mois de juillet.

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