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Affaire Mouhcine Fikri: la police disperse pour la première fois un sit-in à Al Hoceima

Crédit : Yassine Toumi / TELQUEL
Affaire Mouhcine Fikri: la police disperse pour la première fois un sit-in à Al Hoceima
janvier 05
17:47 2017
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Les forces de l'ordre ont violemment  dispersé le 4 janvier un sit-in de soutien à Mouhcine Fikri à Al Hoceima.

L’étau se resserre sur les manifestants soutenant Mouhcine Fikri, le vendeur de poisson mort broyé par un camion à ordures le 28 novembre à Al Hoceima. Pour la première fois depuis le triste incident, un nouveau sit-in a été organisé le 4 janvier sur la place Mohammed VI. La manifestation a été violemment dispersée par la police, rapportent plusieurs médias dont l'agence de presse française AFP. "Après avoir demandé par mégaphone l'évacuation de la place centrale de la ville, où les autorités préparaient un salon commercial, des policiers ont chassé les manifestants" écrit cette source.

Les vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux montrent  "quelques manifestants à terre, apparemment contusionnés, et d'autres arrêtés par les forces de l'ordre, qui ont été relâchés peu après" rapporte une source associative locale à l’agence française. De leur côté, les autorités n'ont pas communiqué de bilan de blessés.

Organisé en hommage à Mouhcine Fikri , le sit-in a aussi été l'occasion pour les manifestants de formuler des revendications d'ordre socio-économique. "Nous manifestons ce soir dans la rue pour demander immédiatement la levée de l’embargo contre nous Rifains (…) Nous subissons un encerclement politique, économique et social qui doit être levé" expliquait Nacer Zefzafi, chef de file des manifestations spontanées d’Al Hoceima, dans un Live Facebook.

Alors que les sit-in de soutien à Mouhcine Fikri se déroulaient jusque-là dans le calme, plusieurs personnes non identifiées ont attaqué à l’arme blanche des manifestants réunis le 25 décembre à Nador.

Les circonstances tragiques de la mort de Fikri, broyé par le mécanisme d'une benne à ordure alors qu'il contestait la saisie de son poisson (l'espadon avait été interdit de pêche entre le 1er octobre et le 30 novembre par le ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime), ont fait poussé des dizaines de milliers de sympathisants à travers le Maroc à descendre dans les rues.

En plus des revendications à caractère social et économique, les manifestants réclament une enquête transparente sur les circonstances ayant conduit au drame.

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