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Devant un organisme onusien, Ali Lmbaret entame une grève de la faim illimitée

Ali Lambabet. Crédit DR
Devant un organisme onusien, Ali Lmbaret entame une grève de la faim illimitée
juin 25
16:02 2015
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Privé de papiers d’identité, le journaliste Ali Lmrabet entame une grève de la faim illimitée devant une institution onusienne.

Le journaliste Ali Lmrabet a entamé mercredi 24 juin une grève de la faim illimitée devant le siège du conseil des droits de l’homme de l’ONU.

Le journaliste explique cette décision par la privation de ses papiers d’identité. «Après plus de deux mois de vaines tentatives pour renouveler dans ma ville natale, Tétouan, mes papiers d’identité (ma carte d’identité nationale électronique et mon passeport biométrique) » écrit Lmrabet dans un communiqué publié sur le site qu’il dirige demainonline.com .

Le journaliste a choisi d’entreprendre son action devant cette institution onusienne car elle est «censée être le dernier rempart pour défendre le citoyen contre les dérives arbitraires de son gouvernement».

Lire aussi: Ali Lamrabet prépare un hebdomadaire satirique en arabe

Le journaliste explique que «le refus obstiné du gouvernement marocain, a fait de moi arbitrairement à partir du jeudi 25 juin un ‘’sans-papiers’’ dans son propre pays». Pour autant, Lmbaret assure qu’il ne vas pas demander «l’asile politique en Suisse et je n’ai aucunement l’intention de rester dans la Confédération helvétique».

Son but serait seulement «d’exiger devant le siège de l’ONU, comme tout citoyen, des pièces d’identité pour relancer au Maroc mes journaux satiriques interdits en 2003, et par la même dénoncer l’autoritarisme qui nous gouverne».

Ali Lmrabet éditait au Maroc les hebdomadaires Demain Magazine et Doumane (arabophone) avant que ces publications ne soient interdites en 2003 au terme d’un procès pour « outrage au roi ». Le journaliste avait alors été condamné à trois ans de prison ferme, avant d’être relâché en début 2004 à la faveur d’une grâce royale.

En 2005, il a été condamné à 10 ans d’interdiction d’exercer le métier de journaliste au Maroc. Une période qui a pris fin le 12 avril dernier.

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