Sahara - Ça sent la poudre

Craignant que le Polisario ne crée un “Etat de fait” à l’est du mur de défense, le Maroc brandit la menace d’une réponse armée pour défendre son intégrité territoriale en cas de non-intervention de l’ONU. 
Comme rarement, le sable du Sahara est une poudrière.

Par et

Le 4 avril, Nasser Bourita et Antonio Guterres entrent souriants dans la salle de réunion située au 38e étage du siège de l’ONU. Mais au moment de la traditionnelle poignée de main devant les caméras et photographes, le visage du ministre des Affaires étrangères se ferme. Au Sahara, dans la zone située à l’est du mur de défense marocain, “la situation est grave”, et c’est précisément la teneur du message de Mohammed VI que Nasser Bourita est venu porter aux Nations Unies. Dans cette lettre et lors d’un entretien avec le secrétaire général des Nations Unies, le roi déclare que les agissements du Polisario dans cette zone “constituent une menace au cessez-le-feu […] et compromettent sérieusement le processus politique mené sous l’égide exclusive des Nations Unies”, rapporte Nasser Bourita. Le Maroc dénonce “une volonté du Polisario, encouragé…

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