ONU : M. Hilale préside la session annuelle de la Commission de consolidation de la paix

L'ambassadeur représentant permanent du Maroc auprès de l'ONU, Omar Hilale, en sa qualité de président de la Commission de consolidation de la paix (PBC) des Nations Unies, a présidé, jeudi à New York, la Session annuelle de la Commission, en présence du Secrétaire général de l'ONU, António Guterres.

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Lors de la 79ème session de l'Assemblée Générale des Nations Unies, l'ambassadeur Omar Hilale, représentant permanent du Maroc auprès de l'ONU, a livré une réponse cinglante aux propos du ministre algérien des Affaires étrangères sur les menaces, notamment terroristes, pesant sur la région sahélo-saharienne. Crédit: Capture d'écran

La présidence marocaine de la PBC illustre, à juste titre, une reconnaissance renouvelée de la vision clairvoyante et des initiatives audacieuses de Sa Majesté le Roi Mohammed VI en faveur de la paix, de la sécurité et de la stabilité aux niveaux régional et international.

A cet égard, et en réponse à une invitation qui leur a été adressée par M. Hilale, le président de la République du Guatemala, Bernardo Arévalo, a envoyé un message vidéo à la Conférence.

Le président du Libéria a également adressé un message, qui a été lu par sa ministre des Affaires étrangères, Sara Beysolow-Nyanti. Haïti a, pour sa part, été représentée par sa ministre de la planification et de la coopération externe, Sandra Paulémon.

A cette session placée sous le thème “Célébrer 20 ans d’architecture onusienne de consolidation de la paix”, le Conseil de sécurité a, quant à lui, été représenté par sa présidente du mois et ambassadrice de Colombie auprès des Nations Unies, Leonor Zalabata Torres.

Dans son allocution liminaire, M. Hilale a souligné que le 20ème anniversaire de la PBC invite la communauté internationale à honorer l’esprit qui a présidé à la naissance de la Commission, rappelant que ses initiateurs ont légué une certitude selon laquelle “aucune paix n’est irréversible, et toute paix demeure à portée de volonté, pourvu qu’on s’y consacre de concert”.

Il a en outre relevé que cette Commission, en deux décennies, a pleinement servi le dessein de sa résolution fondatrice, en accordant aux pays inscrits à son ordre du jour une attention constante et un accompagnement inscrit dans la durée, en rassemblant autour d’une même table le système de développement, les institutions financières internationales, les organisations régionales, la société civile et le secteur privé.

M. Hilale a noté que le 20ème anniversaire de la PBC ne célèbre pas la longévité d’une institution, mais la justesse et la légitimité d’une idée. “Nous le célébrons parce que cette architecture a su durer, s’adapter, et parce que les États membres viennent, par consensus, de lui confier un mandat plus exigeant encore”, a-t-il affirmé.

De son côté, le Secrétaire général de l’ONU a mis en lumière l’action de la PBC qui “aide, conformément au Pacte pour l’avenir, les pays à élaborer leurs propres stratégies nationales de prévention et de consolidation de la paix”.

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Il a, dans ce contexte, appelé les États membres à tirer profit de la Commission pour partager les progrès, et rallier les partenaires internationaux aux priorités nationales.

Évoquant l’essence de la PBC, le Chef de l’ONU a rappelé que cette plateforme a été créée pour “nourrir les graines de la paix assez longtemps pour qu’elles puissent prendre racine”.

“Dans une époque marquée par la multiplication des crises, votre mission demeure claire : protéger les populations du fléau de la guerre, et les aider à renaître de leurs cendres pour bâtir une vie meilleure”, a-t-il préconisé.

Il a enfin invité les États membres à renouveler leur engagement en faveur d’un avenir libéré de la violence, et des outils qui rendent un tel monde possible, à savoir le droit international, le développement durable et les droits humains.

Cette session annuelle de la PBC fut également marquée par un panel interactif, présidé par M. Hilale. Ce panel a réuni notamment la première vice-présidente du Groupe de la Banque africaine de développement, Marie-Laure Akin-Olugbade, et la représentante spéciale de la Banque mondiale auprès des Nations Unies, Maria Dimitriadou.

Il a également réuni le directeur exécutif du Centre africain pour le règlement constructif des différends (ACCORD), Casu Gounden, la directrice générale des Laboratoires Adeba, Linda Dempah, ainsi que le Coordonnateur régional pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale du Réseau mondial des jeunes artisans de paix (UNOY Peacebuilders), Issah Toha Shamsoo.

(avec MAP)