Exploitation sexuelle : la FLDF se constitue partie civile pour défendre les mineures de Kariat Ba Mohamed

Suite au démantèlement d'un réseau d'exploitation sexuelle et de traite de mineures à Kariat Ba Mohamed, dans la province de Taounate, la Fédération des ligues des droits des femmes (FLDF) a annoncé, le 25 mai 2026 à Rabat, son passage à l'action judiciaire dans ce dossier.

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Image d'illustration. Crédit: Unsplash

En vertu des dispositions de la loi n°27-14 relative à la lutte contre la traite des êtres humains, le Bureau national de la FLDF entend se constituer partie civile devant la justice, avec pour objectif de défendre l’intérêt public et les droits des mineures victimes, et de veiller à l’application des peines criminelles maximales prévues par la loi, compte tenu des circonstances aggravantes que sont la minorité des victimes, la pluralité des auteurs et des victimes, et l’exploitation d’une situation de vulnérabilité multidimensionnelle.

Parallèlement, la FLDF lance un appel solennel aux avocates et avocats engagés dans la défense des droits humains — en particulier du Barreau de Fès et des autres barreaux du Royaume — à rejoindre un « Comité de défense et de solidarité collective » en cours de constitution, chargé d’assurer un suivi judiciaire rigoureux à toutes les étapes de l’instruction et du procès.

La Fédération exige par ailleurs la mise en place immédiate d’un accompagnement psychologique, social et médical gratuit pour les victimes, ainsi que le strict respect de la confidentialité de leurs identités, conformément à l’article 301 du Code de procédure pénale.

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Elle appelle également à un renforcement des contrôles sécuritaires et numériques dans les espaces d’hébergement exploités pour le détournement des mineures, et interpelle les départements gouvernementaux concernés pour activer les cellules de vigilance au sein des établissements scolaires et des foyers de l’étudiante en milieu rural.

La FLDF réaffirme que « la dignité et la sécurité des filles constituent une ligne rouge et un indicateur réel de l’état de droit », et appelle l’ensemble des acteurs des droits humains à se mobiliser pour « rompre définitivement avec l’impunité dans les crimes de traite des êtres humains ».