Pour rappel, Fouad El Omari avait été député PAM dans cette même circonscription après avoir remporté son siège lors des élections de 2016. À l’époque où le parti était au sommet de son influence, il avait obtenu 26.000 voix, un score supérieur à celui réalisé par Dafouf après son départ, dans des circonstances qui avaient suscité de nombreuses controverses.
Mais depuis près d’une décennie, El Omari est considéré comme une personnalité indésirable au sein du Parti authenticité et modernité, notamment après le départ de son frère, Ilyas El Omari, de la direction du parti après les élections de 2016. Son nom est toutefois revenu sur le devant de la scène avec l’investiture d’El Ghalbzouri, lui aussi originaire du Rif, dans cette circonscription en vue des échéances de septembre.
El Omari est-il réellement de retour ? Nous avons posé la question à plusieurs responsables du Parti authenticité et modernité, de Rabat à Tanger. La réponse a été unanime : “il n’y a aucun retour” de l’ancien maire de Tanger, qui avait dirigé la ville entre 2009 et 2015 avant de perdre les élections face au Parti de la justice et du développement. Depuis, il s’est éloigné du devant de la scène, se contentant de déplacements ponctuels entre l’Espagne, où il réside de fait, et le Maroc, où il conserve également d’autres adresses.
Même si El Omari ne fait face à aucun problème particulier, hormis ceux liés à sa relation avec son ancien parti, son soutien explicite ou implicite à la candidature d’El Ghalbzouri dans cette circonscription difficile “ne relève que d’une position personnelle et n’engage en aucun cas le parti”, conclut un haut responsable du PAM interrogé à ce sujet.
