Les pharmaciens du PJD mettent en garde contre la “marchandisation” de la profession

La Coalition nationale des pharmaciens du Parti de la Justice et du Développement (PJD) a appelé à l’ouverture d’un débat national “serein et responsable” sur la réforme du secteur pharmaceutique, afin de “renforcer la place du pharmacien au sein du système de santé, de préserver les équilibres professionnels et d’améliorer la qualité des services de santé destinés aux citoyens”.

Par

AFP

Dans un communiqué dont TelQuel Arabi a reçu copie, la coalition insiste sur la nécessité de préserver l’identité de la pharmacie en tant que profession de santé fondée sur la responsabilité professionnelle directe du pharmacien, rejetant toute orientation visant à réduire les pharmacies à de simples espaces commerciaux régis par des logiques d’investissement et de capitalisation.

Elle exprime par ailleurs son engagement positif et responsable dans toutes les initiatives visant à réformer le secteur, tout en se déclarant prête à poursuivre le plaidoyer professionnel et institutionnel pour défendre l’intérêt de la profession et l’intérêt général.

“Climat de tension”

Le Conseil national relève également que l’insistance à vouloir ouvrir le capital des pharmacies, malgré un large rejet au sein de la profession, a contribué à créer un climat de tension dans le secteur pharmaceutique. Cette situation s’explique par les craintes légitimes liées aux répercussions possibles d’une telle orientation sur l’indépendance de la décision professionnelle du pharmacien, sur les équilibres actuels du réseau des pharmacies, ainsi que sur le rôle sanitaire, d’encadrement et social que jouent les officines dans la préservation de la santé des citoyens.

Le Conseil souligne aussi que le traitement des questions liées aux professions de santé exige une véritable approche participative, attentive aux différents acteurs professionnels et prenant en considération les spécificités et la nature du secteur. Il estime qu’une approche strictement technique ou économique pourrait négliger la dimension sanitaire et sociale de la profession et menacer la sécurité médicamenteuse du pays.

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La coalition a également salué la position du Secrétariat général du PJD, qui a exprimé son rejet catégorique de l’ouverture du capital des pharmacies à des non-pharmaciens, ainsi que de toute atteinte à la nature de la profession pharmaceutique en tant que profession de santé réglementée reposant sur la formation scientifique, la responsabilité professionnelle et l’éthique, et non sur une logique commerciale ou capitalistique.

Enfin, tout en appelant l’ensemble des acteurs à privilégier la logique du dialogue et de la responsabilité, le Conseil national a affirmé que l’avenir des professions de santé doit être construit sur des bases garantissant la qualité des soins, la dignité de leurs professionnels et la prise en compte, avant tout, de l’intérêt des citoyennes et des citoyens.