Un ministre contraint de recourir à l'“AMO Tadamon” pour couvrir les soins de sa mère, selon le député Mustapha Ibrahimi

Mustapha Ibrahimi, membre du groupe parlementaire du Parti de la justice et du développement (PJD), a invoqué le cas d’un ministre qui n’a trouvé d’autre solution pour assurer la couverture médicale de sa mère que de recourir au régime “AMO Tadamon”, destiné aux catégories les plus vulnérables. Il s’exprimait dans le cadre de la défense de l’intégration des parents parmi les bénéficiaires de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), au même titre que les enfants et le conjoint.

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Avant d’évoquer ce cas, Ibrahimi a interpellé le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tehraoui, lors d’une séance parlementaire tenue mardi 13 janvier au soir, en lançant : « Je te mets au défi de me dire combien de parents affecteraient l’équilibre financier de la caisse ». Il a poursuivi : « Si tu me donnes le chiffre, je dépose ma démission… je te jure que tu ne l’as pas ».

Selon Ibrahimi, l’argument avancé par le gouvernement concernant les « équilibres financiers » des caisses n’est qu’un prétexte pour retarder un droit légitime. Il s’est indigné : « Vous dites que si on les intègre (les parents, ndlr), on ne maîtrisera plus le système ; est-ce que seuls les parents menaceraient cet équilibre ? ».

Le député a révélé un fait qu’il qualifie de « surréaliste », affirmant qu’il a connaissance d’un ministre — sans le nommer — contraint d’inscrire sa mère au régime « AMO Tadamon », faute de base légale lui permettant de l’intégrer à la couverture médicale dont il bénéficie.

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Ibrahimi s’est interrogé : « N’est-ce pas honteux que nos parents cherchent à bénéficier de l’AMO Tadamon alors que la législation est entre nos mains ? », estimant que le rejet de cette proposition pourrait être assimilé à une forme « d’ingratitude filiale ».

Il a enfin insisté sur le fait que permettre aux parents d’intégrer la couverture médicale de leurs enfants « ne coûterait rien aux caisses de sécurité sociale ».