Selon la patronale Anfaco-Cytma, cette mesure viserait à prioriser l’approvisionnement du marché et des usines marocaines, dans un contexte de raréfaction des captures.
Les professionnels espagnols redoutent un impact direct sur l’activité et l’emploi du secteur en Espagne et dans l’Union européenne. Le Maroc est en effet le principal fournisseur extra-européen de sardines et, dans le même temps, un concurrent majeur sur le marché des conserves, notamment au sein de l’UE.
Anfaco-Cytma estime que cette décision pourrait favoriser les conserveries marocaines au détriment des acteurs européens, rappelant que près de 94 % des importations espagnoles de sardines congelées en provenance de pays tiers viennent du Maroc. L’organisation juge la mesure « protectionniste » et potentiellement contraire aux accords commerciaux liant Rabat à l’UE, ainsi qu’aux règles de l’Organisation mondiale du commerce.
Tout en partageant les préoccupations liées à la durabilité des stocks de sardines, la fédération plaide pour une gestion technique des ressources halieutiques et un meilleur contrôle des débarquements, plutôt qu’une fermeture des exportations.
