Malgré un changement de la situation factuelle sur le terrain, l’entrée de journalistes (tant étrangers que non étrangers) dans la bande de Gaza sans escorte (…) ne doit pas être autorisée », estime le procureur, représentant le gouvernement, dans le document adressé à la cour et obtenu lundi par l’AFP.
« Cela est lié à des raisons de sécurité, sur la base de la position des autorités militaires, qui estiment qu’il existe encore un risque sécuritaire », ajoute-t-il, soulignant « la persistance de menaces et d’incidents ».
L’Association de la presse étrangère à Jérusalem (FPA), qui représente les médias internationaux en Israël et dans les Territoires palestiniens et compte des centaines de membres, avait demandé en 2024 à la justice israélienne de permettre un accès immédiat à Gaza.
Après plusieurs reports procéduraux, le gouvernement avait jusqu’à lundi pour répondre formellement à cette requête.
Depuis l’attaque du 7-Octobre en Israël menée par le Hamas et la guerre génocidaire menée par l’Etat hébreu à Gaza depuis, les autorités israéliennes ont empêché les journalistes étrangers d’entrer de manière indépendante dans le territoire dévasté.
Israël a seulement autorisé au cas par cas une poignée de reporters à accompagner ses troupes dans le territoire palestinien sous blocus israélien.
A plusieurs reprises depuis le début de la procédure, la FPA a dénoncé les « tactiques dilatoires » d’Israël « pour empêcher l’entrée des journalistes » dans le territoire. Selon elle, le gouvernement empêche les journalistes de « remplir leurs devoirs journalistiques » et entrave « le droit du public à l’information ».
En dépit de l’accord de cessez-le-feu en place depuis le 10 octobre, les tirs sont quotidiens dans la bande de Gaza.
Un total de 420 Palestiniens ont été tués depuis cette date, selon le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas. L’armée israélienne a fait état de trois soldats tués.
Un journaliste de l’AFP siège au conseil d’administration de la FPA.
