Défense : Ce qu'il faut savoir sur KNDS

En marge de la 23ᵉ réunion du comité militaire maroco-français, une délégation des Forces armées royales s’est rendue, le 9 décembre 2025, chez KNDS France. Une visite qui intervient dans un contexte de modernisation continue des équipements militaires du Royaume et de réflexion sur le développement d’une industrie nationale de défense.

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• Le contexte

La visite s’est tenue le 9 décembre 2025, en marge de la 23ᵉ réunion du comité militaire maroco-français. La délégation des Forces armées royales était conduite par le général de corps d’armée Mohamed Berrid, inspecteur général des FAR et commandant de la zone Sud.

• Pourquoi cette visite maintenant ?

Le Maroc accélère la modernisation de ses équipements militaires et la structuration progressive d’une industrie nationale de défense. Pour 2026, le budget de la Défense atteint 73 milliards de dirhams, principalement orientés vers l’acquisition, la maintenance et la montée en capacité du matériel des FAR. Cette visite s’inscrit également dans la continuité du mode opératoire historique des FAR de diversification de ses partenariats en matière de fourniture d’équipements militaire.

• L’enjeu stratégique

La démarche vise à identifier des partenaires industriels capables d’accompagner la modernisation des FAR et l’effort d’industrialisation de la défense, notamment dans les systèmes terrestres, l’artillerie et la maintenance.

• Qui est KNDS

KNDS est issu de l’alliance entre Krauss-Maffei Wegmann (Allemagne) et Nexter (France). Le groupe emploie plus de 10.000 collaborateurs. En 2024, il a réalisé un chiffre d’affaires de 3,8 milliards d’euros, avec un carnet de commandes d’environ 23,5 milliards d’euros.

• Ce que fait KNDS

Son portefeuille couvre les chars de combat, véhicules blindés, systèmes d’artillerie, tourelles, canons, munitions, ponts militaires, solutions de gestion du combat, ainsi que des services de soutien, de formation et de simulation.

• Le point de friction

Le groupe est partenaire du Maroc depuis la commande de 30 systèmes d’artillerie CAESAr en 2020. Cette coopération a été marquée par des difficultés techniques liées au service après-vente. Ces incidents ont conduit les FAR à diversifier leurs fournisseurs, notamment avec l’acquisition de 36 obusiers ATMOS 2000 israéliens. Selon Opex360, l’absence de geste commercial après ces problèmes a également pesé dans la décision marocaine.