Plus de 400 millions de dirhams alloués aux fédérations agricoles dans le cadre du plan Génération green

Le ministère de l’Économie et des Finances a révélé que le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts a signé 11 conventions de partenariat avec 7 fédérations interprofessionnelles agricoles, pour un montant global de 402,8 millions de dirhams, soit plus de 40 milliards de centimes. À ce jour, 68,5 millions de dirhams, représentant 17 % du total prévu, ont été effectivement transférés à ces organisations.

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Une vache lors du Salon international de l'agriculture de Meknès (SIAM), en avril 2024. Crédit: Yassine Toumi / TelQuel

Selon Hespress, ces conventions, inscrites dans la stratégie Génération Green 2020-2030, concernent plusieurs domaines : l’amélioration génétique du cheptel bovin laitier, le soutien à la filière sucrière, ainsi que des programmes de formation dans les secteurs de la volaille et du lait. Elles prévoient également la création d’unités régionales d’encadrement des éleveurs, le soutien au centre de production de mâles stériles d’agrumes à Agadir, et la participation à des salons commerciaux, conférences et expositions à l’échelle nationale et internationale.

Dans un document transmis aux députés lors de l’examen du projet de loi de finances 2026, le ministère précise qu’une évaluation annuelle est menée pour mesurer la mise en œuvre des plans d’action avant d’en approuver de nouveaux. Il met aussi en avant les efforts du département de l’Agriculture pour structurer les filières, renforcer les organisations professionnelles et former les agriculteurs et éleveurs, notamment à travers des sessions de sensibilisation et de renforcement des capacités.

S’agissant de la suspension des droits de douane et de la TVA sur l’importation des moutons et bovins laitiers, la note souligne que cette mesure n’a eu aucun impact sur le budget de l’État, les anciennes taxes (200 %) ayant un objectif purement protecteur du cheptel national, sans recettes réelles pour le Trésor.

Cette décision s’explique par la succession des années de sécheresse depuis 2019, qui a réduit les disponibilités fourragères et le nombre de têtes de bétail, provoquant une hausse significative des prix des viandes rouges. Pour stabiliser le marché et garantir l’approvisionnement national, le gouvernement a donc mis en œuvre ces mesures exceptionnelles en 2023 et 2024.

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Enfin, le document rappelle que l’élevage constitue une composante essentielle du tissu agricole marocain, contribuant à la sécurité alimentaire, à la production de viande et de lait, ainsi qu’à la création d’emplois en milieu rural. Cependant, la répétition des épisodes de sécheresse a fortement affecté les pâturages et entraîné une diminution du cheptel national, en particulier des femelles reproductrices, compromettant la durabilité du secteur.