Le projet de Loi de finance prévoit la création de 36 895 postes budgétaires, dont près de 72 % seront concentrés dans les ministères de l’Intérieur, de la Santé et des Forces armées royales.
Selon les données, le ministère de l’Intérieur bénéficiera de 13 000 postes, celui de la Santé et de la Protection sociale de 8 000, et l’Administration de la Défense nationale de 5 500. Les autres ministères se partageront les postes restants : 2 600 pour l’Économie et les Finances, 2 020 pour l’Administration pénitentiaire, 1 759 pour l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique, 640 pour le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, 400 pour les Habous et les Affaires islamiques, 379 pour l’Éducation nationale et le Sport, 300 pour la Justice et 200 pour le Palais royal.
Par ailleurs, 500 postes seront laissés à la discrétion du Chef du gouvernement, dont 200 réservés aux personnes en situation de handicap.
120 milliards de dirhams pour protéger le pouvoir d’achat
La ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, a révélé que le gouvernement a mobilisé près de 120 milliards de dirhams entre 2022 et 2025 pour faire face à la flambée des prix et soutenir la stabilité du marché national.
Elle a souligné que cette hausse des prix découle de crises internationales successives et complexes, affectant l’ensemble des économies mondiales, et non le Maroc seul.
Selon la ministre, cette enveloppe financière a permis de soutenir les produits et services essentiels, tout en maintenant les prix de l’eau et de l’électricité à des niveaux acceptables, malgré la hausse mondiale des coûts de l’énergie.
Elle a également mis en avant les programmes sociaux mis en œuvre pour renforcer le revenu des ménages et améliorer leur pouvoir d’achat, ainsi qu’une vision prospective axée sur la sécurité alimentaire, la gestion durable de l’eau agricole et la réduction des coûts énergétiques — des piliers d’une stratégie intégrée pour la sécurité économique et sociale du Royaume.
Nadia Fettah a par ailleurs annoncé que le taux d’inflation au Maroc est tombé à 1,1 % à fin août 2025, après avoir atteint un pic de 13 % au plus fort de la crise. Ce recul, a-t-elle estimé, témoigne de l’efficacité des mesures gouvernementales pour atténuer l’impact des chocs externes.
La ministre a insisté sur la poursuite des contrôles des marchés en coordination avec les services compétents, affirmant qu’aucune tolérance ne sera accordée aux pratiques spéculatives ou aux tentatives de monopole.
