Sahara : la Russie prête à accepter le plan marocain d'autonomie, sous conditions

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a affirmé que Moscou est prêt à soutenir le plan d’autonomie proposé par le Maroc pour résoudre le conflit du Sahara, à condition qu’il soit accepté par toutes les parties.

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Sergueï Lavrova à Marrakech, en décembre 2023. Crédit: Maroc Diplomatie/X

La question du règlement de la situation au Sahara sera résolue pour la Russie une fois que toutes les parties auront accepté une solution concrète, a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, ce lundi 13 octobre lors d’une rencontre avec des journalistes de pays arabes.

« Nous savons que le Maroc ne renonce pas au principe d’autodétermination et estime que celui-ci doit se concrétiser sous la forme d’une autonomie. Pour nous, une solution acceptable serait celle qui conviendrait à toutes les parties. C’est précisément cette option qui a été consacrée dans la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères.

Il a rappelé que les États-Unis, sous le mandat de Donald Trump, avaient adopté une voie différente et reconnu la souveraineté du Maroc sur son Sahara. « Pour eux, la question est close », a-t-il ajouté. « Mais pour nous, elle le sera lorsque non seulement une, mais toutes les parties concernées auront véritablement le sentiment qu’une solution fondée sur un juste équilibre des intérêts a été trouvée. La résolution du Conseil de sécurité de l’ONU est la seule qui existe actuellement. Si une nouvelle résolution est élaborée, établissant des principes différents comme base d’un règlement, nous serons prêts à discuter de telles initiatives, sachant qu’elles seront acceptables pour toutes les parties », a souligné M. Lavrov.

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Cette déclaration intervient à quelques jours d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée à la question du Sahara et à l’avenir de la mission onusienne au Sahara, la Minurso.

Jusqu’ici, parmi les membres permanents du Conseil de sécurité, la Russie et la Chine ne s’étaient pas clairement prononcées sur le plan marocain, contrairement aux Etats-Unis, à la France et au Royaume-Uni.