Il est à noter que Moussa Mourid est membre du Conseil national de la Fédération de la gauche démocratique.
Selon la décision obtenue par TelQuel Arabi, l’organisation de cette manifestation pourrait porter atteinte à la sécurité et à l’ordre public, entraver le fonctionnement normal de l’établissement hospitalier et perturber la circulation dans la ville.
Le document précise que l’interdiction couvre tous les points de rassemblement et itinéraires possibles du sit-in, avertissant les organisateurs et participants qu’ils assument l’ensemble des conséquences juridiques en cas de non-respect de cette décision.
Dans ce contexte, Moussa Mourid a déclaré avoir reçu “personnellement et via un huissier de justice, le lundi 22 septembre, la décision d’interdiction du sit-in devant l’hôpital local de Zemamra, signée par le pacha de la ville”.
Il a ajouté que cette interdiction est “contraire à la Constitution marocaine, notamment à son article 29”.
Mourid a affirmé que cette décision s’inscrit dans “un processus continu de restrictions et d’abus” visant les militants politiques et des droits humains, rappelant qu’il avait déjà été privé du raccordement électrique de son domicile et poursuivi en justice suite à une plainte du président de la commune de Zemamra. Il évoque aussi une série d’entraves et d’accusations infondées touchant lui et ses camarades de la société civile et de l’opposition locale.
Pour rappel, la commune de Zemamra est présidée par Abdessalam Belkachour, élu de l’Union socialiste des forces populaires (USFP).
Mourid considère que cette interdiction “vise à limiter notre activité politique et militante légale et pacifique, et s’inscrit dans la volonté de restreindre le droit des citoyens de Zemamra à la santé, un droit pour lequel nous avons toujours milité aux côtés de nos camarades de l’opposition et des forces vives de la ville”.
Il a appelé les responsables à “assumer leurs responsabilités et agir selon la loi et la conscience nationale, en travaillant à doter l’hôpital local des équipements et du personnel nécessaires, à améliorer les services sociaux, à respecter la loi et à coopérer avec les acteurs intègres, et à combattre la corruption et les corrompus, au lieu de recourir à une politique de restrictions visant des militants honnêtes dont il n’a jamais été prouvé qu’ils aient commis des actes contraires à la loi”.
