En solidarité avec les Gazaouis, des médecins marocains appellent à une grève de la faim

La Coordination marocaine “Médecins pour la Palestine” appelle tous les professionnels de la santé à observer une grève de la faim ce jeudi 7 août, en solidarité avec les soignants affamés et l’ensemble du peuple palestinien à Gaza.

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La crise humanitaire dans l’enclave palestinienne, ravagée par près de vingt-deux mois d’offensive israélienne, "a atteint un tournant alarmant et mortel", ont alerté mardi des agences des Nations Unies. Crédit: DR

Dans un post publié mardi sur Facebook, la Coordination marocaine “Médecins pour la Palestine” a appelé à observer une grève de la faim ce jeudi en solidarité avec la population gazaouie, victime de famine.

La section de Ouarzazate de la Coordination avait également, le 30 juillet, appelé l’ensemble des cadres de santé de la région à participer massivement au sit-in de solidarité avec Gaza, programmé pour le vendredi 1er août, à l’hôpital provincial de la ville.

Le 24 juillet, la Coordination avait par ailleurs dénoncé l’enlèvement du Dr Marwan Al-Hams, directeur de l’hôpital Abou Youssef Al-Najjar, directeur des hôpitaux de campagne dans la bande de Gaza et porte-parole du ministère de la Santé palestinien, par une force spéciale de l’occupation israélienne, alors qu’il accomplissait son travail civil et humanitaire.

Comme le rapportait TelQuel le 5 août, Israël a autorisé une entrée partielle de marchandises privées dans Gaza, après des mois de siège. Toutefois, l’ONU alerte toujours sur une “famine généralisée”. 
Selon le directeur général du ministère de la Santé à Gaza, Munir el-Bursh, les décès dus à la famine se poursuivent à Gaza”, a-t-il écrit ce jeudi sur son compte X, précisant que quatre Palestiniens, dont un enfant, sont morts de faim et de malnutrition au cours des dernières 24 heures.
Bursh a indiqué que le nombre de personnes mortes de faim à Gaza était passé à 197, dont 96 enfants.

L’aide humanitaire reste largement insuffisante : 600 camions par jour seraient nécessaires, selon les Nations Unies, alors que seulement 95 ont pu entrer le 4 août, selon le Hamas, qui dénonce un chaos sécuritaire délibérément instauré.

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