Ce qu’il s’est passé
La réunion a été consacrée à l’évaluation de la situation actuelle des régimes de retraite et à l’établissement d’un consensus autour des mécanismes de travail et de l’approche à adopter pour une réforme durable.
La ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, a présenté un exposé détaillé sur les données démographiques et financières des régimes existants, ainsi que sur les principes et la méthodologie qui serviront de base à l’élaboration d’une vision unifiée.
Une commission technique, composée de représentants syndicaux, patronaux, gouvernementaux et des caisses de retraite, sera chargée de formuler des propositions garantissant la pérennité financière du système et les droits des retraités et actifs.
Pourquoi c’est important.
Ce chantier figure parmi les réformes sociales majeures engagées par le gouvernement, dans un contexte de vieillissement de la population et de pression sur les équilibres financiers des régimes de retraite.
La réunion traduit la volonté de l’Exécutif de parvenir à un cadre consensuel préservant à la fois les droits des assurés, la compétitivité des entreprises, et la stabilité des finances publiques, tout en consolidant la paix sociale.
Ce qu’ils en disent
En ouverture de séance, le Chef du gouvernement a salué les acquis obtenus dans le cadre du dialogue social, notamment en matière de pouvoir d’achat. Il a insisté sur la nécessité de renforcer l’intelligence collective à travers une démarche participative, fondée sur la confiance.
Akhannouch a souligné que cette réforme vise à consacrer les droits des fonctionnaires, salariés et retraités, tout en assurant la soutenabilité du système. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à faire de cette réforme une priorité stratégique, dans le respect des partenaires sociaux et économiques.
Les syndicats ont insisté sur la nécessité urgente d’une augmentation générale des pensions de retraite, jugées « très faibles » et « insuffisantes pour vivre dignement ». Ils ont dénoncé les approches reposant sur le « trio maudit » : relèvement de l’âge de départ, hausse des cotisations et baisse des pensions, estimant que la crise de certaines caisses résulte avant tout d’une mauvaise gouvernance.
Parmi les participants figuraient, outre les membres du gouvernement concernés, les dirigeants des principales centrales syndicales : l’Union Marocaine du Travail (UMT), l’Union Générale des Travailleurs du Maroc (UGTM) et la Confédération Démocratique du Travail (CDT) mais aussi de la Confédération Générale des Entreprises du Maroc (CGEM), de la Confédération Marocaine de l’Agriculture et du Développement Rural (COMADER), ainsi que les responsables des différentes caisses de retraite et organismes de supervision.
