Trawmay, bus : des voix s'élèvent contre la hausse des prix du transport à Rabat

Souad Zekhnini, vice-présidente du groupe du Parti de la Justice et du Développement (PJD) à l’arrondissement de Hassan, à Rabat, a vivement critiqué la récente hausse des tarifs du transport urbain, pointant du doigt l’augmentation d’un dirham sur le ticket du tramway et d’un dirham et demi sur celui des bus. Selon elle, cela révèle que "le citoyen est le maillon faible dans l’équation des équilibres financiers".

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le tramway à Salé
Le tramway de Rabat-Salé. Crédit: Yassine Toumi / TelQuel

Dans une publication sur sa page Facebook, Souad Zekhnini a affirmé que “la hausse des prix du transport urbain n’est pas qu’une simple mesure financière technique, mais bien un indicateur de choix politiques et économiques profonds”, avertissant que “la poursuite de cette approche, qui fait peser la charge sur le citoyen sans l’associer ni le soutenir, mènera à plus de tensions sociales, à une érosion de la confiance envers les institutions et à une démolition des slogans de l’État social”.

L’ancienne députée a ajouté que “ce qu’il faut aujourd’hui, ce n’est pas seulement revoir ces augmentations, mais construire une vision globale et équitable du transport public, considéré comme un droit du citoyen et non comme un privilège soumis à la logique du marché”.

“Le transport public n’est pas seulement un service économique, mais un levier de justice sociale et de réduction des inégalités, un moyen de permettre aux catégories fragiles de s’intégrer économiquement et socialement”

Souad Zekhnini, vice-président du PJD

Zekhnini a estimé que “de telles décisions, prises sans concertation ni mesures d’accompagnement, menacent le pouvoir d’achat des catégories vulnérables”, se demandant : “Est-ce là le début d’une série de nouvelles hausses ?”

Elle a souligné que “le transport public n’est pas seulement un service économique, mais un levier de justice sociale et de réduction des inégalités, un moyen de permettre aux catégories fragiles de s’intégrer économiquement et socialement”.

Pour elle, “le transport public est un droit, et non une marchandise dont le prix augmente à chaque déséquilibre du budget de la société délégataire”.

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