Les États-Unis envisagent d’investir dans le projet de gazoduc Nigeria-Maroc

Les États-Unis ont exprimé leur intérêt pour un investissement dans le projet de gazoduc Nigeria-Maroc, l’un des plus ambitieux d’Afrique, visant à relier le Nigeria au Maroc sur 5660 kilomètres, rapporte Business Insider Africa.

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Haidar Mohammed Ali / AFP

Cet intérêt a été révélé lors des réunions de printemps 2025 du FMI et du Groupe de la Banque mondiale à Washington, selon une déclaration du ministre nigérian des Finances, Wale Edun. Il a indiqué que cette initiative représente une opportunité majeure, notamment dans le contexte des réformes économiques du Nigeria destinées à attirer la confiance des investisseurs.

Lors d’une réunion de haut niveau avec le gouverneur de la Banque centrale, Olayemi Cardoso, et des représentants du Département d’État américain, les États-Unis ont souligné l’importance de soutenir les investissements dans le secteur du gaz naturel nigérian, en particulier dans le projet de gazoduc Nigeria-Maroc.

Lancé en décembre 2016 lors de la visite du roi Mohammed VI à Abuja, le projet, estimé à 25 milliards de dollars, traversera 13 pays pour acheminer le gaz vers l’Europe via le Maroc. Une fois achevé, il deviendra le plus long gazoduc offshore au monde, renforçant la sécurité énergétique des pays côtiers et de l’Alliance des États du Sahel (AES).

En 2022, un accord a été signé entre la Nigerian National Petroleum Company Limited (NNPCL) et l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) du Maroc pour entamer la construction, avec la participation de la CEDEAO, de la SMH de Tanzanie et de Petrosen du Sénégal.

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L’intérêt américain pour ce projet s’inscrit dans une rivalité croissante avec la Chine sur le continent. Le groupe chinois Jingye, via sa filiale britannique British Steel, a déjà annoncé son soutien au projet en fournissant des matériaux en acier.

L’implication des États-Unis pourrait ainsi être perçue comme une stratégie visant à contrebalancer l’expansion chinoise en Afrique, notamment dans les secteurs clés de l’énergie et des infrastructures, tout en consolidant leur rôle dans le développement du continent, conclut la même source.