Blanco, arrivé samedi à Dakhla par voie aérienne pour une visite de quatre jours, a informé l’agence de presse espagnole EFE par téléphone qu’après avoir rencontré des activistes indépendantistes, des agents marocains ont fait irruption dans son hôtel et lui ont ordonné de quitter immédiatement le territoire sahraoui.
“Le réceptionniste est monté dans ma chambre et m’a dit que la police était en bas et qu’ils m’avaient ordonné de faire mes bagages”, a-t-il expliqué.
Il a ajouté qu’en descendant à la réception, les agents l’ont informé qu’il était considéré comme “persona non grata” et l’ont mis dans un taxi qui était déjà garé devant l’hôtel, à destination d’Agadir, située à plus de 1170 kilomètres de Dakhla.
Jusqu’à présent, aucune source marocaine ne s’est exprimée sur cette expulsion, une pratique qui est fréquente.
Le 20 février dernier, les autorités marocaines avaient déjà empêché l’accès par voie aérienne à Laâyoune à une délégation de députés européens composée de l’Espagnole Isa Serra, du Finlandais Jussi Saramo et de la Portugaise Catarina Martins.
Fin janvier, le Maroc avait également interdit l’entrée à une délégation dirigée par trois députés du Parlement basque qui prévoyaient de rencontrer à Laâyoune des associations pro-droits de l’Homme, ainsi que des collectifs écologistes et culturels.
(avec EFE)
