Le PPS soutient la grève des syndicats et dénonce la corruption

Le Parti du progrès et du socialisme (PPS) a exprimé son plein soutien à la grève nationale générale décrétée par les syndicats, soulignant l’importance de cette action comme étape déterminante dans la lutte sociale.

Par

Mohamed Nabil Benabdallah, secrétaire général du PPS. Crédit: MAP

Le PPS a affirmé son engagement aux côtés des travailleurs dans leurs revendications légitimes concernant l’amélioration des conditions de travail, des droits professionnels, et des libertés syndicales.

Selon Al3omk, le parti a attribué cette mobilisation à un échec gouvernemental dans la gestion des questions sociales, citant la montée de la pauvreté, du chômage, l’inflation galopante et la perte de pouvoir d’achat des citoyens, particulièrement des classes populaires et moyennes.

Le parti a également dénoncé la gestion inappropriée de la protection sociale par le gouvernement, mettant en lumière l’incapacité à mettre en place une couverture sanitaire adéquate et un soutien social direct pour les plus vulnérables.

Pour le PPS, cette situation est exacerbée par un gouvernement qui privilégie les intérêts de petits lobbies financiers au détriment de l’intérêt général, mettant en péril les services publics et aggravant les inégalités sociales et économiques. Le PPS a insisté sur l’échec du gouvernement à engager un dialogue social constructif avec les syndicats.

à lire aussi

Le parti a également exprimé son inquiétude face à ce qu’il considère comme une normalisation du gouvernement avec les pratiques de corruption, de monopole et de conflit d’intérêts. Le parti a critiqué l’attitude de certains membres de la majorité qui, selon lui, se livrent à une compétition prématurée pour les élections de 2026, tout en exploitant les ressources publiques à des fins personnelles. Ce comportement va, selon le PPS, à l’encontre des principes d’une démocratie saine et du respect des institutions.

Le parti a également exprimé son désaveu face à la politique de communication du gouvernement, qu’il juge incohérente et déconnectée des réalités sociales, notamment en se contentant de discours rassurants et de prétentions de succès fictifs, tout en tentant de réprimer les voix dissidentes et de limiter la liberté d’expression, y compris dans les médias et au sein des institutions nationales.