Le Maroc participe au Caire à la Conférence des États parties à la Convention arabe de lutte contre la corruption

Les travaux de la 5e session de la Conférence des États parties à la Convention arabe de lutte contre la corruption ont démarré mardi au Caire, avec la participation des ministres et responsables chargés de la lutte contre la corruption dans les États membres de la Ligue arabe et des représentants des organisations internationales et régionales.

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Dès sa nomination à la tête de l’INPLC en décembre 2018, Mohamed Bachir Rachdi s’est dit insatisfait de la loi régissant son instance et promettait de l’amender pour davantage d’efficacité. Crédit: MAP

Initiée par la Ligue arabe en coopération avec l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), cette conférence permettra d’élaborer un mécanisme de collecte, de suivi et d’analyse des indicateurs d’intégrité adoptés dans les procédures en vigueur au secteur public dans les États parties à la Convention arabe de lutte contre la corruption.

Le Maroc est représenté à cette manifestation d’envergure par une délégation conduite par le président de l’Instance nationale de la probité de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC), Mohamed Bachir Rachdi, et composée des responsables de l’INPPLC, des représentants du ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, du ministère de la Justice, de l’Agence judiciaire du Royaume et du ministère de l’Économie et des Finances.

Les participants à cette conférence débattent des moyens de consolider l’action arabe en matière de lutte contre la corruption, de promouvoir la coopération et de vaincre la corruption à la racine, à travers le partage d’expertises et d’expériences afin de renforcer les mesures préventives visant à mettre fin à ce fléau.

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La conférence jette également la lumière sur le suivi de la mise en œuvre des décisions émises par la 4e Conférence des États parties à la Convention arabe de lutte contre la corruption, qui s’est tenue en Arabie saoudite en 2022, ainsi que l’examen du rapport et des recommandations de la réunion du comité composé d’experts gouvernementaux des États parties à la Convention arabe contre la corruption.

De même, cette session examine un projet portant modification du cadre référentiel du mécanisme d’examen de la mise en œuvre de la Convention arabe de lutte contre la corruption et un projet-protocole arabe complétant la convention arabe contre la corruption, relatif à la coopération dans le domaine de la corruption et le recouvrement des fonds issus de la corruption et introduits clandestinement à l’étranger, outre une proposition visant à établir un mécanisme de suivi des indicateurs d’intégrité dans les procédures en vigueur dans le secteur public.

La Convention arabe de lutte contre la corruption, conclue le 21 décembre 2010, vise à promouvoir la coopération commune entre les États parties pour activer et renforcer les mécanismes de prévention et de lutte contre la corruption sous toutes ses formes et faire valoir les valeurs d’intégrité, de transparence, de responsabilité et de suprématie de la loi.

(avec MAP)