Assemblées annuelles FMI/BM : le Maroc accueillera la communauté internationale “dans un esprit de solidarité et d’engagement”

Les Assemblées annuelles de la Banque mondiale (BM) et du Fonds monétaire international (FMI) se tiendront du 9 au 15 octobre au Maroc qui, quelques semaines à peine après le séisme douloureux ayant frappé plusieurs régions du Royaume, accueillera la communauté internationale “dans un esprit de solidarité et d’engagement”, a souligné, jeudi à Abidjan, la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva.

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La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, lors de ses entretiens avec la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah le 19 juin 2023 à Rabat. Crédit: MAP

Les Assemblées annuelles se tiendront à Marrakech, réunissant les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales de 190 pays. Elles marqueront un anniversaire important : un demi-siècle s’est écoulé depuis la dernière fois que ces assemblées se sont déroulées en Afrique, à Nairobi, en 1973”, a fait remarquer Kristalina Georgieva lors de la cérémonie officielle de levée de rideau des Assemblées annuelles du FMI et de la BM qui auront lieu à Marrakech.

Elle a ajouté que quelques semaines à peine après le terrible séisme, le Maroc accueillera la communauté internationale dans un esprit de solidarité et d’engagement pour “relever les défis auxquels nous sommes confrontés”.

Elle a tenu à exprimer ses sincères condoléances au peuple marocain et toute sa reconnaissance à l’endroit du Royaume qui a généreusement accepté d’accueillir ces réunions.

Depuis la dernière fois que les Assemblées se sont tenues en Afrique, le monde a profondément changé : “l’espérance de vie a augmenté, la pauvreté mondiale a reculé, le système monétaire international s’est adapté à un régime de change souple et les technologies ont transformé notre façon de travailler, de nous divertir et de communiquer”, a-t-elle dit, affirmant toutefois que les inégalités entre les pays et au sein même des pays se sont exacerbées et nous sommes aussi face à une crise climatique qui menace notre existence, sur fond d’une croissance sur une trajectoire descendante ces dix dernières années.

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Selon la première responsable du FMI, il faut agir pour préparer les cinquante prochaines années et chercher à bâtir des “ponts qui nous mèneront demain vers une croissance robuste, une croissance durable et inclusive”.

Et de poursuivre que l’Afrique dispose de ressources abondantes, d’une créativité et d’une énergie inépuisables, faisant remarquer qu’à l’échelle mondiale, la population de l’Afrique est à la fois la plus jeune et celle dont la croissance est la plus rapide.

“En somme, pour que l’économie mondiale prospère au XXIe siècle, l’Afrique doit prospérer. Les pays avancés connaissent un vieillissement démographique rapide, mais disposent d’immenses capitaux. Il sera essentiel de relier ces capitaux aux abondantes ressources humaines de l’Afrique pour insuffler plus de dynamisme aux perspectives actuelles de croissance mondiale, qui sont anémiques”, a-t-elle affirmé, estimant que pour que l’Afrique prospère, il faut préserver le pont le plus important de tous, celui qui relie tous les pays, à savoir la coopération internationale.

S’agissant des perspectives économiques mondiales, elle a avancé que l’économie se montre résiliente, mais elle est mise à l’épreuve par une croissance faible et une divergence croissante.

Elle a rappelé dans ce sens que le FMI a un rôle important à jouer pour aider les pays à faire des choix et à suivre des stratégies de croissance qui portent leurs fruits, mettant l’accent sur trois priorités : renforcer la stabilité économique et financière, jeter les fondements d’une croissance durable et inclusive grâce à des réformes porteuses de transformation et mettre en place de solides institutions publiques, alors que le troisième pilier a trait à l’indispensable amélioration de la gouvernance et de la capacité des États à promouvoir une croissance inclusive.

Elle a, par ailleurs, indiqué que presque tous les pays sont membres du FMI, qui joue un rôle rassembleur fondamental, relevant qu’il doit donc aussi contribuer à amplifier la voix des pays émergents et des pays en développement.

“J’ai hâte de voir nos pays membres accepter un troisième siège africain au sein de notre conseil d’administration”, a assuré Kristalina Georgieva.

(avec MAP)