Moins de gaspillage alimentaire, plus de solidarité… Le pari de Colibghiti

Collecter les invendus des hôtels et des grandes surfaces pour les acheminer vers les associations, le tout en moins de quinze minutes. C'est le pari de Colibghiti, une startup marocaine qui entend combler le fossé entre surplus et précarité, dans un pays où 20 à 40 % de la production alimentaire est perdue chaque année.

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Collecter les invendus des hôtels et des grandes surfaces pour les acheminer vers les associations, le tout en moins de quinze minutes. C'est le pari de Colibghiti, une startup marocaine qui entend combler le fossé entre surplus et précarité, dans un pays où 20 à 40 % de la production alimentaire est perdue chaque année. Crédit: DR

Au Maroc, le gaspillage alimentaire n’est pas seulement une question morale, c’est un dysfonctionnement systémique. Chaque année, des volumes considérables de nourriture sont perdus tout au long de la chaîne, alors même que la précarité alimentaire persiste dans de nombreux territoires. “Le gaspillage alimentaire atteint en moyenne 113 kg par individu par an”, révèle le Conseil économique, social et environnemental dans un avis publié en 2025 sur le gaspillage alimentaire. Un chiffre qui illustre l’ampleur du phénomène et qui, combiné à une perte estimée comprise entre 20 et 40% de la production alimentaire nationale, met en évidence la nature profonde du problème.

“Au Maroc, pour les dons alimentaires, le problème n’est pas le manque de nourriture, mais le manque d’infrastructures qui permettent de les acheminer”

Imane Mourtaji, chargée des partenariats chez Colibghiti

Le Maroc ne souffre pas d’une insuffisance de ressources, mais de l’incapacité à les redistribuer efficacement. “Pour les dons alimentaires, le problème n’est pas le manque de nourriture, mais le manque d’infrastructures qui permettent de les acheminer”, insiste Imane Mourtaji, chargée des partenariats chez Colibghiti. C’est précisément cette faille que Colibghiti ambitionne en partie de combler, en introduisant une logique d’efficience dans le domaine de la distribution des dons alimentaires, dominée jusqu’ici par une gestion fragmentée et informelle.

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