Développement territorial : comment le ministère de l'Intérieur court-circuite les élus

Présentés comme un modèle de concertation, les nouveaux programmes de développement territorial intégré (PDTI) consacrent en réalité un retour en force du ministère de l'Intérieur dans la planification locale. Les élus des régions, préfectures et communes — pourtant légitimés par les urnes — se retrouvent relégués au rang de figurants.

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Le ministère de l'Intérieur. Crédit: Rachid Tniouni/TelQuel

Mise en œuvre conformément aux Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cette nouvelle génération repose sur une méthodologie renouvelée, fondée sur une identification exhaustive des besoins et des déficits, à travers une approche participative axée sur l’écoute, l’inclusion et la prise en compte des objectifs de développement durable”.

Ce commentaire, relayé par la MAP le 11 avril dernier, est de Mbarka Bouaida, présidente (RNI) du Conseil régional de Guelmim-Oued Noun et patronne de l’Association des présidents des régions.

Le règne des ingénieurs de l’Intérieur

Pourtant, ce n’est pas ce qu’exprimaient la plupart des présidents de régions quand le ministère de l’Intérieur a lancé, durant l’automne 2025, ses rencontres de concertation autour des PDTI. À l’époque, des présidents de régions ne nous avaient pas caché leur dépit de se voir ainsi “doublés” par le ministère de l’Intérieur.

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