Mercredi 4 mars, la ministre de l’Économie et des finances Nadia Fettah Alaoui était l’invitée de la matinale de BFM Business. Sa formule était lucide. “Clairement, nous sommes dans les chaînes globales de l’économie. Nous importons nos hydrocarbures. Donc, nous sommes prêts à d’éventuels impacts sur notre économie”, a-t-elle reconnu en direct à la chaîne de télévision française.
La ministre a toutefois voulu se montrer rassurante sur la capacité de résilience de l’économie nationale dans le contexte actuel. “Nous avons eu à expérimenter ces dernières années nos boucliers en faveur des populations les plus vulnérables (…). Nous avons des réserves de changes, un mix énergétique qui est de plus en plus vert et puis une économie qui a prouvé sa résilience”, a-t-elle poursuivi.
Mais le contexte international reste tendu. Dans la loi de finances, le prix du baril de pétrole avait été budgété à 65 dollars. “Vous savez qu’il est déjà à 85 dollars”, a rappelé la ministre, en espérant que la crise actuelle reste “courte”.
Dans ce contexte d’incertitude sur les marchés énergétiques, le ministère de la Transition énergétique et du développement durable a assuré, dans un communiqué publié jeudi, suivre « quotidiennement et avec rigueur » l’évolution des réserves nationales de produits pétroliers afin de « garantir les meilleures conditions pour satisfaire les besoins nationaux ». Le département de Leila Benali affirme également surveiller « de près les chaînes d’approvisionnement énergétique au regard des évolutions régionales et internationales ». Et d’assurer que les indicateurs disponibles suggèrent que « le système énergétique mondial dispose, à court terme, des éléments nécessaires pour absorber les chocs et les fortes fluctuations de prix ». Mais ces déclarations n’ont pas mis fin aux interrogations sur l’état réel des réserves nationales.
