Après des mois d’euphorie et de records historiques, la Bourse de Casablanca a été violemment secouée lundi 7 avril. Le MASI, principal indice de la place, a chuté de 5,64 % en une seule séance, signant l’une de ses pires performances journalières depuis la crise du Covid-19. En cause : la nouvelle offensive protectionniste de Washington, qui a ravivé une nervosité généralisée chez les investisseurs.
Black Monday
Nourries par les incertitudes géopolitiques et la crainte d’une récession mondiale, les places financières ont brutalement décroché à la suite de l’annonce du président Donald Trump de la mise en place de droits de douane “réciproques” visant les biens importés par les États-Unis. Parmi les pays ciblés figurent des partenaires économiques majeurs, comme la Chine (34 %), l’Union européenne (20 %), le Japon (24 %), la Corée du Sud (25 %) et l’Inde (26 %). Le Vietnam (46 %) et le Cambodge (49 %), deux hubs manufacturiers en pleine croissance, sont aussi visés.
“On n’a jamais connu un épisode comparable. L’événement le plus proche, c’est la crise financière de 2008. Mais cette fois, le choc pourrait être plus grave”
Un vent de panique inédit s’est alors propagé dans les marchés mondiaux, ravivant les souvenirs amers de 2008. En Europe, dans les premiers échanges de la semaine, la Bourse de Francfort dévissait de 5,75 % après avoir brièvement chuté de plus de 10 %. La Bourse de Paris dégringolait de 5,68 %, Londres de 5,21 %, Milan de 6,37 % et la Bourse suisse de 6,51 %.
