Conseil national de la presse : les dessous d’un prolongement de dernière minute

Sans élections en vue de renouveler le mandat de ses membres, le Conseil national de la presse (CNP) s’est retrouvé en situation de vide institutionnel. Pour le combler, le gouvernement a décrété une prorogation de six mois. Des réformes profondes attendent le Conseil… avant ou après les élections ?

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Younès Mjahed a été élu à la tête du Conseil national de la presse le 5 octobre 2018. Crédit: Rachid Tniouni/TelQuel

Une première fin de mandat mouvementée pour le Conseil national de la presse (CNP). L’établissement autorégulateur de la profession depuis juin 2018 n’a pas renouvelé ses structures dans les délais légaux. Conséquence directe : le Conseil du gouvernement a approuvé, le jeudi 29 septembre, un décret prorogeant le mandat du Conseil pour une durée de 6 mois. C’est que « le gouvernement, devant le fait accompli, n’avait d’autre choix que de prendre cette mesure », s’en est défendu le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitass, en conférence de presse hebdomadaire. L’Exécutif « ne pouvait rester spectateur », a-t-il estimé pour justifier cette prolongation de six mois par décret. Urgence oblige, le texte a directement été soumis aux deux chambres du Parlement en vue de son adoption.

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