Médicaments trop chers : à l’origine, un vice de gouvernance

Des commissions essentielles de l’ANAM opérant dans l’opacité totale, une tutelle bancale du ministère de la Santé, un système de fixation des prix boiteux… les maux sont multiples, mais tout n’est pas perdu pour autant.

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Le DG de l’ANAM Khalid Lahlou fait partie des optimistes dont le mantra est : tout ira bien dans le meilleur des mondes possibles, en dépit des futures équations financières à résoudre. Crédit: DR

Assurer la durabilité des régimes d’assurance maladie, tel est le défi. Et il est immense étant donné la vitesse avec laquelle l’AMO se généralise. Fin 2022, 8,5 millions d’assurés nouveaux, soit 22 millions d’ayants droit, viendront grossir les rangs de la population couverte. Devant ce déferlement, l’État doit éviter aux organismes gestionnaires que sont la CNOPS, la CNSS et les mutuelles privées de sombrer dans les déficits. Confrontées à cet impératif, deux écoles se regardent en chiens de faïence. Celle des indécrottables optimistes qui comprend l’ANAM, l’industrie pharmaceutique et le ministère de la Santé, dont le mantra est : tout ira bien dans le meilleur des mondes possibles, en dépit des futures équations financières à résoudre.

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Et puis il y a les autres : les orthodoxes. Leur chef de file n’est autre que la CNOPS, dont le DG, Abdelaziz Adnane, ancien directeur de la…

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