Abdellah Stouky : “Je n’ai jamais aimé les voies royales, quelles qu’elles soient”

Smyet bak ?

Abdeslam ben Mohamed.

Smyet mok ?

Mina Lghacha.

Nimirou d’la carte ?

Je ne fais aucun effort pour m’en rappeler. Je n’aime pas les matricules.

C’est vôtre côté poète ?

J’ai écrit quelques vers tout au plus dans ma vie. C’est plutôt mon côté anarchisant.

Il ne vous a pas empêché d’être conseiller du Premier ministre Ahmed Osman dans les années 1970.

J’étais un mercenaire et je l’assume. Je n’ai pas toujours été libre de ma pensée ou de mon comportement. Beaucoup de journalistes ont fait de même pour des hommes politiques, des hauts fonctionnaires ou des directeurs de journaux.

Vous avez écrit dans la revue Souffles, dont certains collaborateurs ont fini en prison. Pas vous. Quel est votre secret ?

Étant au parti communiste, j’étais orthodoxe sur le plan idéologique. Je n’ai jamais été tenté par une quelconque aventure gauchiste, contrairement à d’autres qui étaient des obsédés du “grand soir”. Des rêveurs voulant entraîner les masses dans un combat qui mettrait à bas le Makhzen.

Origine sociale ?

Je suis né à Marrakech dans un…

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