Sahara : relancer les pourparlers ? Un processus mal engagé

En visite à Rabat cette semaine, l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, Staffan de Mistura, s’est fixé pour objectif de relancer les tables rondes sur le Sahara initiées par son prédécesseur, Horst Köhler. Un défi de taille, vu les récentes évolutions dans la relation Rabat-Alger et l’attitude belliqueuse du Polisario.

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Staffan de Mistura a rencontré le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita le 5 juillet mais a annulé sa visite à Laâyoune, ce qui n’a pas manqué de faire réagir le Polisario. Crédit: AFP PHOTO / HO / MOROCCAN MINSITRY OF FOREIGN AFFAIRS

Le Maroc serait-il la seule partie au conflit du Sahara à vouloir la paix ? C’est une question qu’on est en droit de se poser au vu des récentes évolutions dans le dossier. A l’issue d’une rencontre avec l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, Staffan de Mistura, Nasser Bourita a réaffirmé l’engagement de Rabat dans ce processus initié par Horst Köhler. “La délégation marocaine a réitéré l’attachement du Maroc au processus politique des tables rondes”, peut-on lire dans le communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères sanctionnant la rencontre entre la diplomatie marocaine et l’émissaire onusien le 5 juillet. Rabat parvient ainsi à se différencier d’Alger et du Polisario qui ne semblent pas vouloir faire avancer la résolution du conflit. Et,…

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