Dialogue social : un accord trop timoré ?

L’accord social signé à la veille du 1er mai entre le gouvernement, les trois syndicats les plus représentatifs (UMT, UGTM et CDT), et la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a été débattu au Parlement le 9 mai. Retour sur le premier deal du gouvernement Akhannouch.

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En l’absence du Chef du gouvernement et du ministre de l’Emploi lors de la session de questions orales, c’est Ghita Mezzour, ministre de la Transition numérique et de la réforme de l’administration, qui a dû répondre aux remarques des députés de l’opposition concernant l’accord social. Crédit: TNIOUNI/TELQUEL

Mi-figue, mi-raisin. L’accord social entre le gouvernement, le patronat et les syndicats apporte quelques nouveautés couvrant une courte période, entre 2022 et 2024. Relayé par la MAP le 30 avril, le PV de l’accord évoque des “engagements mutuels”. Dans le privé, une hausse du salaire minimum de 10 % est à prévoir sur deux ans. L’unification du salaire minimum légal entre l’industrie, le commerce, les professions libérales et l’agriculture est programmée, pour sa part, à l’horizon 2028. Côté public, on note une hausse du salaire minimum à 3500 dirhams nets, la suppression de l’échelle 7 pour les adjoints administratifs et les assistants techniques, du quota de promotion dans le grade de 33 à 36 %, ainsi qu’une hausse de l’indemnisation familiale pour les quatrième, cinquième et sixième enfants. Cette dernière augmentation concerne aussi bien le public…

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